«Ce sont les patients qui souffrent lorsque le personnel soignant souffre», rappelle le solidaire Sol Zanetti.

QS réclame une loi contre les surcharges de travail dans le réseau de la santé

Québec solidaire réclame une loi «mur à mur» sur les ratios pour limiter la charge de travail de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses du réseau de la santé, syndiqué(e)s ou non, et ainsi en finir avec le temps supplémentaire obligatoire.

En entrevue au Soleil, mardi, le député de Jean-Lesage et porte-parole de Québec solidaire en matière de santé, Sol Zanetti, a d’abord salué la volonté de la ministre de la Santé, Danielle McCann, d’abolir le temps supplémentaire obligatoire (TSO) des infirmières. Sauf que, selon lui, il ne suffit pas de régler cette question «à la pièce, une convention collective à la fois». 

«On ne règle rien si on n’a pas une loi nationale sur les ratios qui chapeaute l’ensemble des conventions collectives qui s’appliquent non seulement aux infirmières, mais à tous les professionnels de la santé, qu’ils soient syndiqués ou pas. Il faut baliser les conditions de travail de tout le monde», croit M. Zanetti, rappelant que «ce sont les patients qui souffrent lorsque le personnel soignant souffre».

«Et les employés qui souffrent le plus, ce sont ceux qui sont le plus près des patients comme les infirmières, les infirmières auxiliaires, les préposés aux bénéficiaires, les ergothérapeutes, qui voient leur cahier de charges augmenter» souligne le député solidaire.

Cercle vicieux

Selon lui, une loi sur les ratios «adaptée aux différentes professions, aux contextes régionaux et aux différentes charges de travail» est indispensable si on veut s’attaquer à la pénurie de personnel dans le réseau de la santé et abolir le TSO. «On est dans une spirale négative. Le travail dans le réseau est moins attractif parce qu’il y a des surcharges, et il y a des surcharges parce que le travail est moins attractif. Ce qui permet de sortir de ce cercle vicieux, c’est d’instaurer des ratios» pour attirer et retenir la main-d’œuvre, analyse Sol Zanetti.

Le député de Jean-Lesage demande au gouvernement caquiste et à sa ministre de la Santé d’envoyer «un message clair, très médiatisé, disant que le travail dans le réseau de la santé, ce ne sera plus un travail où les gens tombent en burn-out, mais un travail où les gens peuvent avoir une qualité de vie». 

Évidemment, il faut mettre «les grands moyens» et ne pas avoir peur d’injecter de l’argent neuf pour améliorer les conditions de travail des employés du réseau, ajoute M. Zanetti, pour qui «il n’y a pas de raccourci pour soulager les gens qui portent le réseau à bout de bras».