Dans l’ordre habituel, on retrouve le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, le vice-président - Exploitation, Papiers pour publications et Papiers de spécialité, Kruger inc., Stéphane Lamoureux, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet et le directeur général de l’usine Kruger-Wayagamack, Justin Paillé.

Programme Innovation Bois: bonification de 50 millions $

TROIS-RIVIÈRES — Victime de son succès, le Programme Innovation Bois disposera d’un budget additionnel de 50 millions de dollars, portant l’enveloppe totale à 120 millions de dollars jusqu’au 31 mars 2024. Cette somme supplémentaire permettra de concrétiser plusieurs projets innovants issus de tous les secteurs de l’industrie des produits forestiers.

«La popularité du Programme Innovation Bois ne se dément pas, c’est au-delà de nos espérances. Fort de plus de 115 projets acceptés, il est au cœur même de l’accroissement de la compétitivité de l’industrie québécoise des produits forestiers. La contribution du gouvernement du Québec sert de levier important permettant de générer des investissements stratégiques de la part de cette industrie. À ce jour, les subventions accordées, qui totalisent 67 millions de dollars sur un budget initial de 70 millions de dollars qui devait s’étendre de 2018 à 2023, ont généré des investissements totaux de plus de 428 millions de dollars», a expliqué le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, lors d’une conférence de presse tenue lundi à l’usine Kruger-Wayagamack de Trois-Rivières.

Selon lui, le programme a également été bonifié en ajoutant une catégorie de projet qui favorise le maillage industriel avec des partenaires de l’extérieur de l’industrie des produits forestiers, par exemple dans les domaines de la chimie, de la métallurgie, de la plasturgie et des sciences de la vie. Ces modifications ont pour but, dit-il, d’accélérer la recherche et le développement, la commercialisation de nouveaux produits et la modernisation de cette industrie.

Par ailleurs, le ministre Dufour a profité de son passage à l’usine Kruger-Wayagamack pour annoncer l’attribution d’un octroi de 673 000 $ à la division des Papiers de spécialité de Kruger. Cette somme, issue du Programme Innovation Bois, permettra à l’entreprise de procéder à la réalisation d’essais touchant le développement de nouveaux grades de papier à ses usines de Brompton et de Wayagamack, pour un total de quatre projets distincts.

«Les entreprises innovantes comme Kruger contribuent à faire du Québec un chef de file du secteur forestier, tout en créant de bons emplois en région. Cet investissement démontre une fois de plus notre détermination à soutenir des projets synonymes d’innovation et de créativité. D’où l’importance du Programme Innovation Bois et de la bonification de son enveloppe», a commenté Pierre Dufour.

Pour sa part, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, il faut trouver des façons de mieux travailler dans le contexte actuel et «ça passe par l’innovation».

«Dans un contexte où l’on assiste à une évolution marquée des marchés et du monde du travail, ici comme ailleurs au Québec, il est essentiel de renforcer la compétitivité des entreprises. C’est pourquoi je me réjouis pour les travailleurs et les travailleuses du secteur forestier, puisque l’on parle notamment de consolidation d’emplois de qualité et d’évolution vers de nouveaux procédés plus performants», a-t-il indiqué. Du même souffle, le député de Trois-Rivières a salué l’entreprise Kruger pour sa capacité à se projeter dans l’avenir

De son côté, Stéphane Lamoureux, vice-président - Exploitation, Papiers pour publications et Papiers de spécialité, Kruger inc., a rappelé la nécessité d’un virage majeur dans l’industrie alors que les produits de papier traditionnels connaissent un déclin important.

«Et ça, la société Kruger l’a bien compris. En effet, nous fabriquons maintenant une gamme novatrice de papiers de spécialité qui répond aux attentes des consommateurs à notre usine de Brompton en Estrie et qui vise le marché des emballages flexibles. Il y a un potentiel important dans le commerce de détail afin de réduire leur empreinte environnementale, notamment, en remplaçant les plastiques à usage unique. Et nous sommes fiers de mettre la main à la pâte et de contribuer à cet effort», a-t-il fait savoir.

«De plus, nous développons d’autres gammes de papiers de spécialité dans notre usine Wayagamack. J’aimerais notamment mentionner nos papiers destinés à l’industrie de l’étiquetage, faits à partir de papier couché ici à Wayagamack, que ce soit pour le papier antiadhésif ou pour l’impression d’étiquettes. Cette technologie de couchage nous confère un avantage compétitif important pour l’application de traitements de surface sur nos produits», renchérit le haut dirigeant.

Finalement, ce dernier a souligné que l’usine Wayagamack bénéficie maintenant de pâte thermomécanique de l’usine de Trois-Rivières. «Cette pâte nous permet d’élargir la gamme des produits pour nos clients, avec une plus grande variété de blancheurs pour les produits de papiers de spécialité et aussi pour les papiers pour publications», a-t-il précisé.

Et c’est sans compter que les usines de Kruger bénéficient également d’un avantage concurrentiel et unique sur le marché. «En effet, nos produits sont plus verts, robustes et légers grâce à l’ajout de filaments de cellulose, un agent de renforcement écologique qui est fabriqué par notre division des biomatériaux qui opère dans notre autre usine Kruger à Trois-Rivières. Cette technologie est un autre exemple que de l’innovation il y en a en masse chez Kruger, et ce, depuis longtemps», a-t-il tenu à mentionner.

Et cette transformation ambitieuse des opérations, pour la fabrication de grades de papiers novateurs, est rendue possible notamment grâce au soutien du gouvernement du Québec, à travers le programme Innovation Bois, mais aussi, «grâce au savoir-faire de nos employés et à celui de nos partenaires, comme l’UQTR, FP Innovation et Innofibre».