Comme à son habitude à sa sortie du tribunal, Michée Roy s’est caché et a offert un doigt d’honneur aux médias.

Procès de Michée Roy: la défense veut rencontrer des experts

L’avocat de la défense souhaite rencontrer des témoins experts avant de fixer le deuxième procès de Michée Roy accusé de l’homicide involontaire coupable de son enfant à Richmond en 2015.

Lors du premier procès, le tribunal avait retenu que c’est en le secouant violemment que Michée Roy avait ainsi provoqué le décès de son fils Kylen Roy le 7 juin 2015. Le petit Kylen était resté dans un état neurovégétatif avant de succomber environ six mois après avoir été secoué.

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L’accusé était de retour devant le tribunal, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

Me Jean-Marc Bénard, qui représentait l’avocat de la défense Me Félix-Antoine Doyon, a demandé de reporter le dossier au 6 avril prochain.

« Il y a eu des discussions entre les deux avocats au dossier. Me Doyon doit rencontrer les témoins experts en mars à Montréal avant de fixer le procès », a signalé Me Bénard.

Une conférence de gestion doit se dérouler avant que le procès soit fixé.

Un débat d’experts, qui n’avait pas eu lieu lors du premier procès, devrait se faire lors de cette reprise.

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme a annoncé qu’elle pourrait appeler à la barre deux médecins et deux experts.

La défense a déjà annoncé que le neuropathologiste ontarien Dr David Ramsay sera appelé à la barre pour présenter une nouvelle expertise dans la cause à partir notamment de l’analyse de parties du cerveau de l’enfant qui ont été conservées.

Dans le procès original, il n’y avait pas eu d’analyse de dossier par un neuropathologiste. Aucun expert n’avait même témoigné pour la défense.

La théorie de la défense de la cause des blessures n’a pas changé, soit qu’on a conclu à un traumatisme crânien non accidentel (TCNA) en raison de l’absence de signes externes et qu’il repose sur l’exclusion des autres pathologies.

L’avocat chargé de la défense de Michée Roy a obtenu qu’un budget de préparation pour le procès lui soit octroyé par la Commission des services juridiques, ce qui a retardé les procédures.

Les avocats au dossier avaient présenté une estimation de deux semaines pour la durée du procès.

Le premier procès avait duré trois jours et demi, mais Michée Roy n’avait pas appelé d’expert à la barre.

Michée Roy avait été condamné à 12 ans de prison, une peine réduite à 8 ans et 7 mois en tenant compte du temps de détention provisoire, à la suite de son premier procès.

En mars 2019, la Cour d’appel du Québec a ordonné la tenue d’un nouveau procès étant donné la nouvelle preuve médicale présentée où il y a « risque d’erreur judiciaire ».

Trois mois plus tard, Michée Roy a été remis en liberté sous conditions par la Cour supérieure.