Michel Giroux demande au tribunal de sortir de prison et de revoir leur cautionnement. Le coaccusé de Giroux, Vincent Carrières (à droite), s’est fait refuser la même demande.

Présumés violeurs au GHB: pas de libération pour Carrières

Un présumé violeur au GHB qui tentait de sortir de prison en attendant son procès a essuyé un autre refus du tribunal. Cette fois, c’est la Cour supérieure qui lui a fermé la porte au nez.

Deux coaccusés, Vincent Carrières et Michel Giroux, ont demandé à un autre tribunal que la Cour du Québec de réévaluer leur cautionnement, et leur permettre de sortir de prison.

Vincent Carrières a d’abord subi un revers, mardi. Il restera derrière les barreaux malgré l’offre d’une caution de 10 000 $ et d’un « changement d’environnement », soit le déménagement temporaire dans la région de Boisbriand, chez une tante.

Le dossier de M. Giroux — principal suspect — sera entendu plus tard en octobre.

La loi permet à des accusés de demander une révision de leur cautionnement après 90 jours de détention sans avoir eu un procès en bonne et due forme

Mais rien n’est garanti, a rappelé la Cour supérieure, mardi.

Crimes odieux

L’arrestation de quatre jeunes hommes, dont ces deux derniers, fait grand bruit en Outaouais depuis le mois de février dernier.

La procureure de la Couronne, Me Christine Lambert, a parlé de « crimes odieux » et de la possibilité de peines très sévères dans le cas d’une éventuelle déclaration de culpabilité.

Seulement que pour M. Carrières, un éventuel verdict de culpabilité pourrait entraîner une peine de quatre à huit ans de prison, a-t-elle déclaré, mardi.

La juge Catherine Mandeville, de la Cour supérieure, s’est fiée à la décision printanière de son collègue Richard Laflamme, de la Cour du Québec. Ce dernier a rendu une décision étoffée sur la nécessaire détention préventive de M. Carrières.

La police de Gatineau reproche à quatre hommes, dont Michel Giroux et Vincent Carrières, d’avoir administré du GHB (« la drogue du viol ») à plusieurs jeunes femmes, afin de les agresser sexuellement.

Les femmes se rendaient volontairement chez les hommes pour avoir une éventuelle relation sexuelle. Cependant, l’administration secrète d’une telle substance aux femmes n’était pas consentante.

Des victimes alléguées disent avoir été agressées par plus d’un homme dans une même soirée.

Certaines agressions auraient duré plus de quatre heures.

La juge Mandeville a indiqué qu’il était normal que le dossier complexe prenne plus de cinq mois à fixer à procès, alors que l’enquête préliminaire n’a pas encore eu lieu.