Tous les chiens qui en avaient mordu d’autres ces dernières semaines n’étaient pas tenus en laisse.
Tous les chiens qui en avaient mordu d’autres ces dernières semaines n’étaient pas tenus en laisse.

Plus d’attaques de chiens pendant le confinement

Les attaques de chiens sont bien plus nombreuses en Outaouais depuis le début du confinement.

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l’Outaouais a enregistré ces dernières semaines une hausse significative des morsures entre chiens.

Depuis le début du confinement, la population a découvert la marche pour chasser l’ennui ou faire un minimum d’exercice en respectant la distanciation physique.

«On observe davantage de marcheurs dans les rues. Et beaucoup de propriétaires de chien marchent sans tenir leur animal en laisse, explique le directeur adjoint de la SPCA de l’Outaouais, Maxime Daigle. L’animal étant ce qu’il est, il peut courir vers d’autres chiens, et c’est à ce moment que les plus petits peuvent être attaqués par des plus gros.»

Tous les chiens qui en avaient mordu d’autres ces dernières semaines n’étaient pas tenus en laisse. C’est pourquoi la SPCA lance un avertissement, alors que les chiens sont plus actifs en raison de la plus grande disponibilité de leurs maîtres. «Un chien peut courir vers un écureuil ou un piéton portant un masque, alors que cette nouvelle routine le stimule beaucoup.»

Avant le confinement, la SPCA enregistrait environ un cas semblable par mois. Depuis le début des mises en quarantaine, l’organisme en déplore un ou deux par semaine.

Le phénomène se produit surtout en milieu rural, où les habitudes de certains résidents ne sont pas les mêmes qu’en ville. «On sait que certains propriétaires vont marcher avec leur chien dans un chemin de campagne, sans le tenir en laisse. Il y a plus de chiens sur la voie publique, dit M. Daigle. On recense les cas dans des villages comme Thurso, Chelsea, ou Cantley.»

«Ce sont des cas assez sérieux, précise le responsable de la SPCA. Lorsqu’il y a des ententes à l’amiable entre propriétaires, on parle de frais de vétérinaires très élevés – de 5000$ à 10 000$, en moyenne – pour soigner les blessures.»

Un gardien d’animal en infraction peut recevoir une amende pouvant atteindre 1000$.

Si la SPCA parle d’attaques de «gros chiens», elle se garde bien de cibler une race en particulier. «Ce n’est pas nécessairement un pitbull, dit-il. Il y a des chiens dont l’ADN est celui d’un chasseur ou d’un chien de travail. Ce n’est pas nécessairement des chiens considérés comme étant potentiellement dangereux. Un husky, par exemple, c’est aussi un gros chien actif.»