Le palais de justice de Québec

Peine de 90 jours en discontinue pour le cyberpédophile Pacôme Boucher

Le cyberpédophile Pacôme Boucher, 62 ans, a été condamné lundi à 90 jours de prison à purger de façon discontinue pour avoir possédé 20 000 fichiers de pornographie juvénile.

Au départ, Boucher, ancien fonctionnaire du gouvernement du Québec, était aussi accusé de voyeurisme et de production de pornographie juvénile. Il a reconnu avoir possédé, entre 2005 et 2013, ces milliers de photos et vidéos montrant de jeunes garçons nus ou peu vêtus. Certaines photos étaient des agrandissements des fesses ou des parties génitales des garçons. D’autres montraient les jeunes en train d’avoir des relations sexuelles entre eux ou avec des adultes.

Boucher a déjà purgé l’équivalent de six mois en détention provisoire. Depuis son arrestation en 2013, il faisait l’objet de conditions de remise en liberté strictes, dont un couvre-feu.

La juge Chantale Pelletier a accepté la suggestion commune des parties d’imposer à l’accusé une peine de 90 jours, qu’il pourra purger la fin de semaine, à la demande de la défense. Pacôme Boucher sera en probation durant un an et devra continuer sa thérapie.  Il sera inscrit pour 10 ans au registre des délinquants sexuels. Pacôme Boucher a été condamné dans les années 1980 pour des agressions sexuelles commises pendant des mois sur un garçon de 11 ans.