Josée Falardeau

Peine dans la collectivité pour une fraudeuse

Une femme qui a fraudé son employeur pour plus de 88 000 $ sera détenue pour 16 mois à domicile.

Josée Falardeau avait reconnu en septembre 2018 les accusations de fraude de plus de 5000 $ commise à Asbestos.

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Elle a été condamnée à cette peine de détention dans la collectivité par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

La fraude de la femme de 44 ans s’est échelonnée entre le 1er juillet 2011 et le 7 mai 2015 envers la résidence pour aînés de l’Or blanc à Asbestos.

Au fil des ans, elle détournait à son profit une partie des montants mensuels remis par les résidents pour payer leur hébergement. Les personnes âgées payaient principalement par chèque et en argent comptant.

De cette façon, elle a retenu des sommes de plus de 88 000 $ sur une période de quatre ans.

En plus de travailler auprès de la Résidence de l’Or blanc, Josée Falardeau exerçait des fonctions lui donnant accès à la comptabilité d’un club de golf.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau et de l’avocat de la défense Me Richard Ouellette.

Josée Falardeau devra passer les neuf premiers mois de sa détention à domicile 24 heures par jour. Elle devra par la suite respecter un couvre-feu pour le reste de la peine de détention dans la collectivité.

Aucune ordonnance de remboursement n’a été prononcée.

Josée Falardeau a commencé certaines démarches de réhabilitation à la suite de son plaidoyer de culpabilité.

Sans que cet événement soit relié, la Résidence de l’Or blanc a annoncé sa fermeture en mai 2018 à Asbestos.

12 mois de prison pour des vols visant à payer sa consommation

Un fraudeur et voleur a été condamné à 12 mois de prison au palais de justice de Sherbrooke.

Renaud Hébert a réglé l’ensemble de ses dossiers, la semaine dernière, au palais de justice de Sherbrooke, pour de multiples crimes commis au cours de la dernière année principalement pour payer sa consommation de stupéfiants.

« Il y a beaucoup d’infractions, mais avant celles-ci il fonctionnait bien. Il s’est retrouvé avec des problèmes majeurs de consommation qui ont mené aux gestes qu’il reconnaît. Il a fait des efforts en thérapie. Il y a eu rechute ce qui explique les derniers dossiers. C’est la première peine que mon client reçoit. On espère que c’est la dernière fois qu’il se retrouve devant le tribunal. Ce type d’événement n’est pas son mode de vie », soutient l’avocat de la défense Me Jean Leblanc.

La détention provisoire déjà purgée par Hébert depuis la mi-décembre a été retranchée par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

« La peine m’apparaît relativement clémente, mais raisonnable. Ce sont des gestes regroupés dans le même laps de temps. Ce n’est pas un patern », a remarqué le juge Dunnigan en imposant la peine.

C’est à la suite d’un vol à la cafétéria de l’Hôpital Hôtel-Dieu du CHUS que Hébert a été mis hors d’état de nuire.

L’homme de 28 ans s’était introduit à la cafétéria de l’hôpital pour y voler l’argent de la caisse en défonçant le grillage en décembre 2018.

Hébert sortait de la maison de thérapie où il devait rester en vertu d’une ordonnance de la Cour.

À la fin de l’été, Renaud Hébert a réalisé une série d’introductions par effraction à Sherbrooke sur Belvédère Sud, Courcelette, Galt Ouest, Marquette et Aberdeen. Il défonçait des portes et des fenêtres. Il volait des objets électroniques, des bijoux et de l’argent. Il a aussi volé du courrier en forçant des boîtes postales et s’est introduit dans des commerces.

Des victimes de ces vols ont fait certaines réclamations dans leurs déclarations de victime.

Renaud Hébert a reconnu s’être introduit par effraction à la maison des jeunes de Ham-Sud. Il a volé un carnet de chèques et en a utilisé pour tenter d’en libeller à son nom. Il a réussi à encaisser un chèque de 2800 $ en août 2017. Les autres ont été refusés étant donné qu’il avait vidé le compte de l’organisme.

Au total, 26 chèques ont été faits dont trois au nom de Renaud Hébert.

Entre le 6 et le 16 février 2018, il a fraudé la caisse populaire du Mont-Bellevue. Il déposait des chèques sans fonds pour 23 200 $ dans son propre compte. Il n’y a pas eu de perte monétaire dans cette affaire.

Hébert a aussi réglé un vieux dossier d’août 2015 où il a fraudé la Banque CIBC pour moins de 5000 $. Il avait déposé une enveloppe vide de 300 $ puis a retiré l’argent.

Il a aussi plaidé coupable à de multiples bris de conditions.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de l’avocat de la défense Me Jean Leblanc et de la procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Gingras-Gauthier.

Une probation de deux ans avec suivi lui a été imposée. Il ne pourra se rendre à tous les endroits où il a commis des introductions par effraction. - René-Charles Quirion