Un match de l'équipe de football du Rouge et Or, au stade Telus
Un match de l'équipe de football du Rouge et Or, au stade Telus

Pas d’annulation dans le sport universitaire au Québec, mais statu quo impossible

Si son objectif est toujours de permettre la tenue d’un calendrier à l’automne dans toutes les disciplines sportives universitaires, le Réseau du sport étudiant du Québec a confirmé, jeudi, que le statu quo des dernières années ne serait pas possible en 2020. Le RSEQ se donne jusqu’au 31 août pour apporter des modifications à celui-ci, et cela, selon les besoins de chaque sport.

Ainsi, les 12 universités associées au RSEQ ont jusqu’à la fin du mois d’août pour confirmer ou non leur participation aux activités automnales. Dans chaque discipline, la décision finale de tenir une saison sera prise en respectant les orientations de la santé publique, des fédérations et des différents campus.

«Il n’y aura pas de décision unilatérale qui touchera tous les sports en même temps. Ce qu’on veut, c’est de permettre à nos étudiants-athlètes de pratiquer leur sport, sauf qu’on annonce que le statu quo est impossible. Nous ne sommes donc pas dans un mode d’annulation, mais on ne peut pas confirmer à ce moment-ci qu’il y aura une saison, car nous n’avons pas le contrôle sur la pandémie, on est à la remorque des décisions de la santé publique et des fédérations», expliquait Gustave Roel, président et directeur général du RSEQ.

Au football, par exemple, un début hâtif comme l’an dernier lorsque le Rouge et Or de l’Université Laval avait disputé son premier match le 25 août n’est plus dans les cartons. Mais rien n’empêcherait la présentation d’un calendrier complet — à l’exception des demi-finales canadiennes et de la Coupe Vanier — d’avoir lieu, quitte à ce qu’il soit repoussé de quelques semaines. À Québec, le Rouge et Or devait disputer son match d’ouverture le dimanche 6 septembre contre les Carabins de Montréal.

«Le football demande une plus longue préparation, il y a deux semaines obligatoires de camp d’entraînement à tenir avant le premier match. Mais s’il y avait un retard de deux semaines, par exemple, il pourrait être récupéré à la fin. Le calendrier pourrait aussi été réduit d’un match ou deux, tout est possible», ajoutait celui qui n’a pas suivi la tendance des conférences de l’Ouest, de l’Ontario et des Maritimes de tout annuler pour l’automne.

«L’avantage que nous avons, c’est qu’on relève d’une seule santé publique. Dans l’Ouest, ils devaient jongler avec celles de quatre provinces, même chose dans les Maritimes.»

Le RSEQ se donne donc l’option de gérer chaque sport au cas par cas. Jusqu’à présent, seul le soccer possède la permission de sa fédération de disputer des matchs. Le football est encore dans sa phase ne permettant que des entraînements à sept joueurs. 

«Une chose est sûre, on ne retiendra pas l’information. On comprend que les étudiants-athlètes vivent un stress, alors on procédera à des annonces dès qu’il sera possible de le faire. On n’attendra pas que tous les sports obtiennent le feu vert, on va y aller sport par sport, au besoin», ajoutait celui dont l’organisme maintient un contact régulier avec les ministères de l’Éducation et de la Santé.

UNIVERSITÉ LAVAL

À l’Université Laval, l’annonce du RSEQ était bien accueillie.

«La bonne nouvelle, c’est que la saison n’est pas annulée. On se donne du temps. Notre désir est de permettre à nos étudiants-athlètes de pratiquer leur sport, cet automne», indiquait Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives.

Ces derniers jours, le PEPS a ouvert ses portes, le centre d’excellence est accessible, la vie reprend sur le campus. Mais ce n’est pas la même situation qui prévaut dans toutes les universités du Québec.

«Ça va bien chez nous, mais on ne pourrait pas jouer tout seul. Voilà pourquoi on se donne la possibilité de modifier les calendriers. J’ai bon espoir qu’on pourra avoir une saison dans tous les sports», ajoutait celle qui se disait animée d’un optimiste quand même prudent dans les circonstances.

La décision du RSEQ d’offrir aux universités de confirmer leur présence dans les différentes ligues au plus tard le 31 août ne touche pas le sport collégial et scolaire.

«Plusieurs cégeps auront des campus hybrides (cours en lignes et en classe) tandis qu’au secondaire, l’ensemble des cours se fera en personne. Pour l’instant, on maintient ce qu’on fait habituellement pour ces niveaux», précisait Gustave Roel.