L’usine d’Olymel à Vanier employait une cinquantaine de personnes.

Olymel ferme son usine de Vanier

L’entreprise Olymel fermera son usine de Vanier, à Québec. Une cinquantaine de travailleurs seront touchés.

Dans un communiqué publié mardi, la direction mentionne que cette décision prendra effet le 10 mai prochain. La production de cretons, de bologne, de pepperoni et de sauce à spaghetti sera transférée à l’usine de Blainville, au nord de Montréal.

«La direction d’Olymel a pris la décision difficile de fermer l’usine de Vanier dans l’intérêt général de l’entreprise», indique le président-directeur général, Réjean Nadeau. «Dans tous les scénarios envisagés, les coûts de modernisation de l’usine de Vanier ne nous auraient pas permis d’atteindre la rentabilité», poursuit-il. 

Les 47 employés touchés ont appris la nouvelle, mardi matin. Olymel a mis sur pied un programme de relocalisation et a l’intention d’offrir la possibilité aux travailleurs de poursuivre leur carrière dans l’établissement de transformation de porc d’Olymel à Saint-Henri, près de Lévis.  

«Tout en touchant ces indemnités [...] les employés de l’usine de Vanier [Aliments Triomphe] qui feraient le choix d’être relocalisés profiteraient également de l’offre de l’employeur de reconnaître leurs années de service à des fins de rémunération et d’avantages sociaux», précise dans sa missive la direction. 

Afin de faciliter la transition, comme elle le fait déjà pour ses employés de Québec qui travaillent à Saint- Henri, Olymel souhaite mettre à la disposition des travailleurs de Vanier un service de navettes pour assurer leur transport entre les deux rives.  

«Gains d’efficience»

En 2018, Olymel s’était portée acquéreur de l’enseigne Aliments Triomphe, propriétaire des marques Tour Eiffel, Chef Georges et La Mère Poule, dans le cadre d’une transaction qui comprenait trois usines, soit à Blainville, à Laval et à Vanier. Le montant de la transaction n’avait pas été dévoilé. Depuis, la direction affirme avoir réalisé un examen approfondi des «synergies potentielles» de ces établissements.  «Cette décision favorisera les gains d’efficience, les économies d’échelle, ainsi que la hausse des capacités de production, tout en évitant les dédoublements», notent les responsables.

À l’usine de Saint-Henri, qui compte 520 travailleurs, aucun investissement supplémentaire n’est prévu. En 2016, Olymel avait injecté 11 millions $ pour agrandir cet établissement et augmenter sa production de viande. 

À l’usine de Blainville, Olymel prévoit investir 2 millions $ afin de moderniser certaines installations. Une trentaine d’emplois seront aussi créés. 

«Cette décision nous permettra de renforcer nos pôles de production pour l’avenir, d’investir pour être encore plus performants et même de créer de nouveaux emplois comme nous le ferons à Blainville», souligne M. Nadeau, qui a tenu à remercier les employés touchés. 

Olymel compte13 000 travailleurs au Québec, en Ontario, en Alberta, au Nouveau-Brunswick et en Saskatchewan. Le chiffre d’affaires de l’entreprise est de 3,5 milliards $.