Robert Côté, qui portait la barbe courte et un t-shirt rayé lors de sa comparution, est détenu depuis le 7 août dernier, date de son arrestation au terme d’une perquisition menée dans son appartement de Montréal et de son condo de la rue Principale, à Granby.

Nouveau report dans l'enquête sur remise en liberté de Robert Côté

Robert Côté saura le 29 août prochain s’il sera remis en liberté en attendant son procès pour leurre d’enfant, agression sexuelle sur une personne mineure et possession de pornographie juvénile. Au terme des plaidoiries, mardi matin, au palais de justice de Granby, la juge Danielle Côté a pris la décision en délibéré et se prononcera par visioconférence à partir du palais de justice de Longueuil, dans deux semaines.

L’avocat de M. Côté, ancien vice-président aux affaires juridiques de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Me Martin Latour, a plaidé qu’on ne pouvait pas faire le procès de l’accusé lors de son enquête sur remise en liberté. Il a souligné que pendant les trois années où il était libéré sous conditions, dans une précédente affaire, M. Côté avait respecté « intégralement et à la lettre » toutes les conditions qui lui avaient été imposées, dont celle de ne pas avoir accès à Internet.

De plus, a-t-il allégué, le respect de conditions de remise en liberté assurerait la protection du public.

L’avocat de la défense a également remis en question la crédibilité de la victime alléguée dans cette affaire, parce qu’elle aurait menti sur plusieurs éléments, dont son âge.

De son côté, la Couronne, représentée par Me Élise Côté-Lebrun, a rappelé la gravité des gestes reprochés à l’accusé, d’autant plus que ceux-ci ont été commis tout juste un an après la levée de ses conditions et ajoutant qu’il était conscient de ce qu’il faisait et des risques qu’il encourait s’il se faisait prendre. De plus, a renchéri la procureure, le fait d’être passé à l’acte avec une personne mineure constitue « une aggravation des délits extrêmement importante » par rapport à son plaidoyer de culpabilité pour possession de pornographie juvénile, qui lui avait valu en juin 2018 une absolution inconditionnelle. Et il y a « beaucoup de preuves corroborantes » au dossier, a-t-elle fait valoir.

L’accusé, qui portait la barbe courte et un t-shirt rayé lors de sa comparution, est détenu depuis le 7 août dernier, date de son arrestation au terme d’une perquisition menée dans son appartement de Montréal et de son condo de la rue Principale, à Granby. Il est demeuré calme tout au long des représentations et a essuyé une larme à une occasion.