Louis Garneau a subi une commotion cérébrale et un épanchement de sang au cerveau, en plus d’avoir une côte fracturée, un poumon légèrement perforé, une clavicule disloquée et une oreille mal en point. Il a finalement reçu son congé de l’hôpital dimanche.

Mon casque «m’a sauvé la vie», croit Louis Garneau

«Après 25 ou 30 ans à fabriquer des casques, c’était à mon tour de les tester. Et il m’a sauvé la vie.»

Le cycliste et homme d’affaires Louis Garneau est sorti de l’hôpital, dimanche, au lendemain d’une chute qui aurait pu lui être fatale. 

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Louis Garneau blessé lors d'une chute à vélo

Alors qu’il roulait en peloton, l’homme de 59 ans a jeté un œil derrière lui pour regarder un partenaire qui semblait en difficulté. L’espace d’un instant, il se retrouvait au sol, inconscient. Il a aussitôt été transporté à l’hôpital et a passé la nuit sous le regard des médecins. 

Louis Garneau a subi une commotion cérébrale et un épanchement de sang au cerveau, en plus d’avoir une côte fracturée, un poumon légèrement perforé, une clavicule disloquée et une oreille mal en point. Il a finalement reçu son congé de l’hôpital dimanche. 

Son casque, répètera-t-il à maintes reprises durant l’entrevue, lui a sauvé la vie. «Je vois maintenant l’efficacité des casques qu’on construit», explique le chef d’entreprise. «Mon casque a absorbé le choc. Si je ne l’avais pas eu, c’est mon crâne qui aurait tout absorbé et je serais probablement dans le coma aujourd’hui», raconte M. Garneau. 

Ce n’est pas la première fois que l’ancien athlète chute de son vélo. En 1976, lors d’une compétition, un coureur a posé sa pédale dans la roue avant du vélo cycliste québécois, entraînant sa chute. 

À cette époque, le matériau des casques n’était pas du tout semblable à celui qu’on utilise aujourd’hui, se remémore-t-il. «J’avais été vraiment sonné», ajoute-t-il, rappelant la résistance des casques d’aujourd’hui. Cet accident, dit-il, le poussera à construire des casques encore meilleurs.  

S’il se porte plutôt bien aujourd’hui, 42 ans depuis sa dernière chute, l’homme s’estime chanceux de ne pas avoir de séquelle grave. L’heure est maintenant au repos; ses vacances (qui débutaient samedi) seront consacrées à son rétablissement, car il espère pouvoir remonter sur sa selle le 12 août à l’occasion du Grandfondo, qu’il organise. 

«J’espère au moins pouvoir parcourir les premiers kilomètres», dit-il humblement.  

«Les infirmières à l’hôpital me disaient qu’elles en voyaient beaucoup ces temps-ci», des victimes d’un accident de vélo qui ne portaient pas de casque et qui présentaient des blessures à la tête, souligne M. Garneau. 

Il rappelle l’importance de porter un casque, peu importe le type de cycliste que vous êtes. À 59 ans, Louis Garneau n’avait pas envie «d’être gaga pour le reste de [sa] vie».