Marc-André Barriault

Marc-André Barriault plongera en UFC à deux pas de son patelin natal [VIDÉO]

Marc-André Barriault effectuera ses débuts en UFC dans une semaine, à Ottawa. Plongeon vertigineux dans la grande ligue des arts martiaux mixtes, nouvel univers que le combattant de Québec découvrira... à deux pas d’où il a grandi.

Établi depuis huit ans dans la capitale provinciale, où il a fait sa marque dans l’octogone, Barriault est néanmoins un produit de l’Outaouais. Né et élevé à Gatineau, c’est là qu’il a mis les pieds, et les poings, dans un gymnase d’arts martiaux pour la première fois.

Arts martiaux Patenaude, sous l’égide de son premier entraîneur, Patrick Marcil, qui sera d’ailleurs dans son coin le 4 mai, avec Dany Laflamme, du club Nova Gym de Limoilou, et François Duguay, du club de boxe Empire de Sainte-Foy.

Dans son coin au Centre Canadian Tire, aréna domicile des Sénateurs que le père de Barriault a même participé à construire comme ouvrier, en 1994 et 1995. Quand l’amphithéâtre portait le nom de Palladium à son inauguration, puis de Centre Corel. Le jeune a grandi à une cinquantaine de kilomètres de là. Comme une boucle qui se ferme.

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Au soir du premier samedi de mai, Barriault (11-1) devra montrer toute sa grandeur dans la cage face à l’Américain Andrew Sanchez (11-4). Un vétéran de cinq combats dans l’UFC (3-2), vainqueur de la saison 23 de la série télé The Ultimate Fighter, en 2016.

«La machine du UFC, c’est un univers que je ne connais pas encore. Mais je suis vraiment dedans et je suis content que ça arrive», a affirmé Barriault, juste avant sa séance d’entraînement de mercredi soir.

Champion de l’organisation québécoise TKO dans deux catégories de poids, soit 185 lb, où il affronte Sanchez, et 205 lb, Barriault réalise que le niveau d’intensité grimpera cette fois de plusieurs crans, autant dans les jours qui précèdent le gala qu’une fois dans l’octogone.

Le fait d’être l’un des rares Canadiens sur la carte, francophone en plus, et sur le programme principal, témoigne d’importants espoirs placés en lui par la direction de l’Ultimate Fighting Championship (UFC). Lui reste à embrasser cette occasion en brillant au bon moment.

L’expérience Vegas

Barriault a eu un avant-goût de ce qui l’attend dans les prochaines années avec une visite à l’institut de performance bâti par l’UFC à Las Vegas. Lui et sa conjointe Jade Masson-Wong, aussi une combattante en ascension, y ont passé du temps en février.

«C’est construit pour les athlètes. J’ai accès partout là-bas juste avec mon doigt! Je fais partie de ça maintenant!» sourit le colosse de 29 ans qui, malgré son contrat de quatre combats et beaucoup d’ambition, continue à jouer de prudence en conservant son poste de cuisinier pour les hôpitaux de Québec. Pour la sécurité financière, certes, mais aussi pour l’équilibre mental que cela lui apporte.

Il voit Sanchez comme sa porte d’entrée sur le grand monde des AMM. Un ancien lutteur collégial qui voudra l’amener au sol et, suppose-t-il, à tout prix éviter la force de frappe aux poings du Québécois.

Avec sa famille, sa belle-famille et tout ce qu’il compte d’amis réunis dans les sections 102 et 103 du Centre Canadian Tire, plus personne n’est disponible pour garder leurs trois chiens! N’empêche que tout ce support constitue une motivation de plus pour le sympathique athlète, convaincu que cette pression positive saura le porter.

«Je ne serai pas le prochain Georges St-Pierre, ce qu’il a fait ne sera jamais imité. Mais je veux poursuivre ce qu’il a créé, à ma façon, et que les amateurs me découvrent à travers ça. J’ai l’occasion de montrer à mon tour qu’un p’tit gars du Québec est capable de faire de belles choses. Et quand j’ai une occasion, d’habitude, je la saisis», tranche Barriault, qui part mardi pour Ottawa.