L'activiste Jaggi Singh au palais de justice de Québec en août 2017
L'activiste Jaggi Singh au palais de justice de Québec en août 2017

Manifestation antiraciste à Québec: l'activiste Jaggi Singh acquitté

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
Le militant Jaggi Singh a été acquitté mercredi matin des accusations d’entrave et de supposition de personne qui pesaient contre lui depuis son arrestation lors d’une manifestation antiraciste à Québec, en août 2017.

Après de multiples requêtes et rebondissements, le procès de Singh devait finalement commencer mercredi matin à la cour municipale, à Sainte-Foy.

Le procureur en chef de la Ville de Québec a toutefois annoncé, à la surprise générale, qu’il n’était pas en mesure de tenir le procès en anglais souhaité par le militant montréalais.

Voyant que la Ville ne pouvait pas faire sa preuve, le juge Pierre Bordeleau a prononcé l’acquittement de Singh sur les deux chefs d’accusation.
autosabotage

Dans un statut Facebook, le militant bien connu a qualifié d’acte d’autosabotage la manœuvre des procureurs de la Ville de Québec. «Ils ont autosaboté leur cause parce que la Couronne (et les flics) savaient que beaucoup d’attention négative serait concentrée sur les actions des flics lors de la manifestation contre La Meute (comme la destruction de l’audio des communications de la police juste avant, pendant et après mon arrestation) sans mentionner que la Couronne a essentiellement procédé à mon arrestation pour des raisons politiques et non légales», soutient Jaggi Singh dans sa publication.

Au-delà des procédures judiciaires, Jaggi Singh affirme qu’à ses yeux, le plus important à retenir de toute cette saga «est une opposition continue, soutenue et efficace au racisme, à l’islamophobie, à l’antisémitisme et à toutes les formes d’oppression».

Jaggi Singh termine sa publication en remerciant ceux qui l’ont encouragé et ont contribué à son fonds juridique. Pour illustrer le tout, Singh a utilisé une vidéo montrant l’ancien Nordiques Michel Goulet, celui-là même dont il avait, en boutade a-t-il toujours dit, évoqué le nom lorsque les policiers lui avaient demandé de s’identifier. Le militant avait aussi donné «Le Colisée» en guise d’adresse.

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