Maladie débilitante du cerf: la chasse n’est pas compromise

La découverte d’un cas de maladie débilitante du cerf dans un parc d’élevage des Laurentides propage un vent de panique et d’exagération à la veille de la saison de chasse au gros gibier.

S’il est vrai que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs songe à prendre des mesures exceptionnelles afin de prévenir les risques très élevés de propagation de cette maladie, une éventuelle interdiction de chasse se limiterait aux secteurs immédiats de la ferme de cerfs rouges où un cas a été déclaré.

Québec n’envisage même pas l’interdiction complète de chasse au cerf de Virginie dans les zones 9 ouest et 10 qui sont directement concernées. À moins d’une vague inattendue de cas, la grande majorité des chasseurs du Québec, incluant ceux de l’Estrie, n’a donc pas à craindre d’avoir à remiser les armes.

Par ailleurs, comme l’Estrie et la Montérégie sont les régions bordant la frontière américaine et ont des cheptels denses, elles sont aussi les secteurs où les analyses ont été les plus fréquentes (voir carte) depuis l’instauration du programme de surveillance préventive, en 2006.

Aucun signe de maladie n’a été détecté chez les 9000 cerfs de Virginie ayant été examinés depuis, ni en Estrie ni ailleurs au Québec.

(Plus de détails dans la chronique du Coureur des bois, ce jeudi)


Les analyses ont été fréquentes en Estrie depuis l’instauration du programme de surveillance préventive, en 2006.