À l’heure actuelle, il est possible de trouver de l’alcool à 0,75 $ le verre de 13,5 grammes au dépanneur et à l’épicerie.

Lucie Charlebois ouverte à l'idée du verre d'alcool à 1,70 $

La ministre déléguée à la Santé publique Lucie Charlebois n’exclut pas d’étudier la proposition d’Éduc’alcool visant à augmenter à 1,70 $ le prix d’un verre d’alcool, qui s’établit à l’heure actuelle à 0,75 $ dans les dépanneurs et les épiceries.

L’organisme a fait valoir que cette mesure permettrait d’éviter la consommation excessive d’alcool, surtout chez les jeunes. 

La ministre n’a toutefois pas voulu se positionner directement sur la recommandation, préférant suggérer une mesure plus large une fois le temps venu. Elle explique que le dossier est présentement à l’étude par son collègue à la Sécurité publique, Martin Coiteux. 

«Je ne vais pas me positionner ce matin sur un enjeu spécifique. Il faut voir la problématique dans son ensemble. Ce n’est pas juste le fait d’augmenter le prix d’un item qui va changer la culture. Il faut aller plus loin que ça et je suis en mode prévention», a-t-elle commenté en marge de l’annonce de l’allocation d’une subvention à la Fondation Jean Lapointe, lundi. 

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Le président d’Éduc’alcool, Hubert Sacy, a fait valoir qu’augmenter le prix minimum du verre d’alcool aurait pour conséquence d’éviter le développement de boissons alcoolisées très sucrées. C’est la position que M. Sacy défendra en commission parlementaire, alors que le projet de loi sur les boissons alcoolisées sera étudié cette semaine par les parlementaires. 

Mme Charlebois n’a pas plus élaboré sur la forme que pourrait prendre un éventuel encadrement. «Je vais laisser mon collègue Martin Coiteux vous présenter ça parce que c’est lui qui est en charge de tout ce qui se passe à la Régie des alcools», a répondu la ministre. 

«On recueille toutes les propositions, on n’est pas fermé à rien, mais on va vous revenir avec quelque chose» idéalement d’ici l’été, a-t-elle avancé, reconnaissant dans la même phrase que le temps pressait pour le gouvernement, l’échéancier législatif déjà bien rempli d’ici la fin de la session parlementaire. 

Une étude de l’Institut national de santé publique (INSPQ) parue en mars recommande au gouvernement d’établir un prix minimal pour l’alcool, comme il en existe déjà un pour la bière. Aujourd’hui, ce prix minimal est d’environ 1 $ la canette de bière. 

Une voie que ne souhaitent pas emprunter les libéraux pour l’instant. Martin Coiteux a plutôt annoncé qu’il interdira les boissons contenant plus de 7% d’alcool dans les épiceries et les dépanneurs. 

La ministre a offert peu de mots enfin sur la proposition d’obliger tous ceux qui servent de l’alcool à suivre un cours sur la prévention de la consommation abusive par les clients. Mme Charlebois a souligné que «tout ce qui pouvait améliorer notre sort» sera étudié par le gouvernement.