Zack Smith et Artem Anisimov changent d'équipe en vue de la prochaine saison.

Les Sénateurs font l'acquisition d'Anisimov

Zack Smith s’attendait à quitter Ottawa. Depuis très longtemps, même. Il a quand même subi un petit choc, mardi matin, quand il a reçu un coup de fil de son agent.

Ce dernier lui disait que les Sénateurs étaient sur le point de conclure un pacte avec les Blackhawks de Chicago. 

Tout s’est réglé quelques heures plus tard. En retour de Smith, les Sénateurs ont mis la main sur le centre russe Artem Anisimov.

« Au début de la dernière saison, je me suis fait à l’idée. Je savais que je pouvais être impliqué dans une transaction à n’importe quel moment », a expliqué Smith, dans une conférence téléphonique organisée par les Blackhawks.

L’attaquant trentenaire faisait ici référence aux 24 heures passées au ballottage, au terme du dernier camp d’entraînement.

Il n’a pas été réclamé, à ce moment-là. Ses coéquipiers et ses entraîneurs étaient bien heureux de pouvoir, à nouveau, compter sur lui.

Smith sentait cependant que la direction ne savait plus trop quoi faire de lui.

Les reporters américains ont consulté ses chiffres et ont voulu comprendre ce qui s’est produit.

Il a connu la meilleure saison de sa carrière en 2015-16. Cette année-là, il a marqué pas moins de 25 buts.

La saison suivante, il en a marqué seulement 16.

En 2017-18, il en a inscrit tout juste cinq.

Smith a répondu à cette question de manière franche et directe.

« L’année où j’ai marqué 25 buts, la recette du succès n’était pas bien compliquée. Je jouais avec Mark Stone. »

« Jouer avec Stone, c’était génial. Nous avions Jean-Gabriel Pageau, aussi, avec nous. La complicité était très forte. Dans les années qui ont suivi, j’ai été blessé. J’ai souffert de problèmes de confiance. Tous les joueurs vous le diront. Dans le sport, la confiance, c’est extrêmement important », a-t-il ajouté.

Smith dit qu’il a changé sa façon de penser, depuis.

« Au cours des deux dernières années, j’ai été utilisé dans un rôle strictement défensif et ça me convient parfaitement. Je sais que je suis utile à mon équipe, même quand je ne marque pas. Et j’ai l’impression d’avoir progressé au cours des deux dernières années. »

Les Hawks ont raté les séries de peu, l’an dernier. Ils ont tôt fait d’identifier leur talon d’Achille. Ils ont conservé la pire moyenne de buts alloués de toute l’Association Ouest. Ils ont donc fait de la défensive leur priorité.

Économie

Les Sénateurs, eux, auraient fait un bon coup sur le plan financier en complétant cette transaction.

Selon les données amassées par le site spécialisé CapFriendly.com, Anisimov a touché un boni de signature de deux millions $ US, ces derniers jours. Cette note a été réglée par les Hawks.

Cette transaction pourrait donc permettre aux Sénateurs d’économiser 1,5 million $ US en argent réel.

Pierre Dorion estime qu’Anisimov pourra quand même aider son équipe.

« Il sera un de nos quatre centres. Il sera capable de nous aider dans les unités spéciales, tant en supériorité numérique qu’en infériorité numérique. Il a prouvé qu’il est capable de marquer 20 buts par saison. Il l’a fait à quatre occasions depuis le début de sa carrière. Il est surtout complet. Il est capable de jouer sur 200 pieds », déclare-t-il.

Anisimov sera le deuxième plus haut salarié parmi les attaquants d’Ottawa, derrière Bobby Ryan. Il est sous contrat jusqu’en 2021.

« Nous ne pouvons pas aligner que des jeunes joueurs, insiste Dorion. Nous avons besoin de bons vétérans qui peuvent encadrer les jeunes. »