Le prix demandé pour l’immeuble des Pères Blancs, dans le secteur Lennoxville, a été revu à la baisse. La propriété située sur la rue Cardinal-Lavigerie est maintenant offerte pour 2 M$.

Les Pères Blancs sabrent le prix de leur immeuble

L’immeuble des Pères Blancs, dans le secteur Lennoxville, est toujours à vendre, mais son prix a été largement revu à la baisse.

La propriété située au bout de la rue Cardinal-Lavigerie est maintenant offerte pour 2 M$, moins que la moitié du prix demandé en 2019, a appris La Tribune. Au départ, le prix affiché, rappelons-le, se situait à 4,8 M$.

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On a sabré le prix à la suite d’une réévaluation municipale, explique le père Jean-Guy Labrecque, économe de la communauté des Pères Blancs à Montréal.

« Nous avons demandé à la Ville de réévaluer le prix et nous venons de recevoir la réévaluation », dit-il en entrevue téléphonique.

« La propriété avait une évaluation beaucoup trop haute. Ça nous a permis de baisser le prix demandé. Nous allons voir ce que ça va faire. »

Rappelons que le domaine est situé sur un terrain de 599 803 mètres carrés (6 456 230 pieds carrés). C’est toujours la firme NAI Terramont Commercial qui est chargée de la vente.

On vante cette « propriété majestueuse » idéale pour un « redéveloppement sur la montagne en plein cœur de Lennoxville », près de l’Université de Sherbrooke et Bishop’s et à 15 minutes de l’autoroute 10 « dans un secteur bucolique avec arbres matures, sentier et lac ».

Il s’agit d’un « des derniers sites de cette catégorie sur le marché », ajoute-t-on.

Cette mise en vente fait suite à un regroupement de trois communautés religieuses sous un même toit à Sherbrooke. Rappelons que les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus (FCSCJ), les sœurs missionnaires de Notre-Dame-des-Anges (MNDA) et les Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs) se regrouperont dans une nouvelle résidence. La construction a débuté il y a plusieurs mois au coin des rues Bowen Sud et Galt Est.


« Nous avons reçu des offres, mais nous ne sommes pas obligés de tout accepter. »
Père Jean-Guy Labrecque

Le bâtiment des Pères Blancs a été construit dans les années 60.

« Nous avons reçu des offres, mais nous ne sommes pas obligés de tout accepter », lance le père Labrecque.

« Nous n’avons pas pu nous entendre avec les personnes qui ont fait des offres, ce sont des choses qui arrivent. »

Les Pères Blancs ne se sont pas fixé d’échéancier pour la vente de l’immeuble. « Nous ne sommes pas rendus là », ajoute l’économe.

« Nous avons réduit le prix de moitié, mais nous ne sommes pas obligés de le donner non plus. »

L’acheteur devra se conformer aux différentes exigences de la Ville de Sherbrooke, notamment au zonage urbain, pour ce qui est de la future vocation du site.

Le bâtiment, entouré d’une forêt dense, comprend plusieurs chambres, une chapelle, une cuisine, des bureaux et différents locaux ainsi qu’un garage.