Les panaches ne sont pas des trophées!

OPINIONS / Les auteurs sont des élèves de troisième secondaire à l’école Nikanik de Wemotaci.

Cet automne, nous, les élèves de l’école Nikanik de Wemotaci, avons remarqué que beaucoup de viande d’orignal est jetée sans pitié sur le bord des chemins forestiers. Nous croyons que cette situation est due au concours de panaches à La Tuque pendant le Festival de chasse.

Cette situation nous cause beaucoup de peine pour l’animal. Comme l’orignal est l’un de nos animaux spirituels, cela nous attriste de voir cette bête tuée pour un concours de panaches. Nos aînés nous ont élevés dans le respect des animaux, ce qui implique de les remercier pour leur sacrifice.

Ils nous ont aussi appris à bien les traiter et à utiliser toutes les parties de leur corps. Par exemple, le cerveau, les joues, le museau et la langue servent à préparer du creton. Le tibia devient un outil pour tanner les peaux. Le cœur est utilisé pour en faire une soupe et surtout la peau fournit des matériaux pour confectionner de magnifiques objets artisanaux, comme des mocassins, des mitaines, des chapeaux, des manteaux, etc.

Le gaspillage pour nous est un manque de respect envers l’animal et surtout envers la nature.

Nous aimerions que les chasseurs, à la place de laisser l’orignal pourrir sur la route 25, respectent les animaux et consomment la viande. Ou encore, ils devraient la donner à des gens dans le besoin. À Wemotaci, nous allons accepter avec grand plaisir leur offre!

On vous remercie d’avoir pris la peine de lire notre opinion.

Ayami Coocoo

Franco Awashish

Marie-Eva Chilton Niquay

David-Olivier Petiquay-Quoquochi

Josh Petiquay

Jovi Chilton Biroté

Yanslay Petiquay-Quoquochi

Josée Biroté

Deena Niquay-Boivin

Lounah Petiquay

Mathilda Vollant

Warowik-Donovan Chilton-Petiquay

William Chilton-Petiquay