Le directeur du Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ), Nicholas Legault

Les maisons de jeunes toujours aussi populaires

Non, les jeunes ne passent pas tout leur temps sur leur cellulaire ou leur ordinateur, et ils ne socialisent pas seulement sur les médias sociaux. Les Maisons des jeunes, qui existent depuis 1976, attirent encore de nombreux adolescents âgés de 12 à 17 ans, qui ressentent le besoin de se regrouper dans un lieu propre à eux.

Selon le directeur du Regroupement des maisons des jeunes du Québec (RMJQ), Nicholas Legault, beaucoup de gens croient que les maisons des jeunes, c’est comme un centre de loisirs avec de la surveillance. «On travaille principalement en prévention, on fait des activités de sensibilisation et de participation citoyenne», explique-t-il.

Comme le dit le thème de la 21e édition de la Semaine des maisons des jeunes, les jeunes apprennent à être critiques, actifs et responsables. «Ils font l’apprentissage des mécanismes de la démocratie. Quand on cohabite, on doit faire des choix en collectivité, ça nous amène à argumenter, critiquer, confronter puis faire des choix communs», développe M. Legault.

«Les jeunes ont un grand pouvoir. Ils sont sur des conseils de jeunes et aussi au C.A. de la maison de jeunes. Ça les prépare pour l’avenir», poursuit-il.

Un besoin de se regrouper

Depuis, la création des médias sociaux, les jeunes donnent l’impression d’être déconnectés de la réalité et de se parler seulement par les voies du numérique.

Mais selon le RMJQ, l’arrivée des cellulaires et d’Internet n’a pas entraîné la fermeture des maisons des jeunes, bien au contraire. «Il y a des maisons des jeunes où il y a 80 jeunes par soir, il y a donc un besoin de se regrouper», affirme le directeur du RMJQ.

Pour M. Legault, la maison des jeunes est vue par les adolescents comme une seconde maison. «Les maisons des jeunes ont été créées pour éviter qu’ils traînent dans les parcs ou autre. C’est gratuit et les jeunes peuvent venir quand ils veulent. C’est un endroit pour se rassembler, faire différentes activités. On a des jeunes issus de tous les milieux. Certains vivent de l’intimidation; d’autres, les parents ne sont pas à la maison après l’école. Ils prennent confiance, ils se sentent en sécurité.

Du 9 au 14 octobre, chaque maison des jeunes ouvre ses portes et propose différentes activités, afin de sensibiliser la population locale au travail quotidien réalisé dans ces lieux. Cette initiative permettra également aux jeunes de s’exprimer publiquement en créant un pont avec leur communauté.

Cent quatre-vingts maisons des jeunes à travers le Québec, 60 000 adolescents, 500 animateurs et 3000 bénévoles prennent part à cette 21e édition.