La nouvelle étude de l’Observatoire des tout-petits indique que la qualité de l’ensemble des services de garde au Québec s’est très peu améliorée au Québec depuis 10 ans.

Les garderies privées pas à la hauteur, déplore Hivon

La vice-cheffe du Parti québécois Véronique Hivon croit qu’il est temps de «valoriser les bons services de garde» au Québec, soit les Centres de la petite enfance (CPE). «Il faut faire exactement l’inverse de ce que le gouvernement libéral a fait et l’inverse de ce que propose la Coalition avenir Québec.»

Mme Hivon commentait mardi les résultats de la nouvelle étude de l’Observatoire des tout-petits, qui indique que la qualité de l’ensemble des services de garde au Québec s’est très peu améliorée au Québec depuis 10 ans. Les CPE se distinguent toutefois en offrant des services de meilleure qualité que les garderies privées ou les milieux familiaux.

L’étude démontre que 34 % des garderies privées en installation fréquentées par les 18 mois à 5 ans en 2014 sont de «faible qualité», alors que parmi les CPE étudiés, seulement 3 % sont de faible qualité. 

Les critères pour déterminer la qualité sont, entre autres, les jouets adaptés, les aliments sains, la variété de livres, l’aménagement de la cour et les interactions avec l’éducatrice. 

Selon Mme Hivon, le gouvernement actuel se targue d’agir tôt, mais n’agit pas en conséquence en favorisant le «développement anarchique» de garderies privées. À preuve, sa loi pour améliorer la sécurité et la qualité des services de garde ne permet pas de recenser et de contrôler les milieux familiaux privés. Le gouvernement Couillard a également bonifié dans le dernier budget le crédit d’impôt pour les parents dont l’enfant fréquente une garderie privée. 

Les garderies commerciales ne «sont pas à la hauteur» de ce qu’on attend d’elles, lance Mme Hivon. Un gouvernement du Parti québécois ouvrirait de nouveaux CPE et ramènerait un même tarif pour tous les enfants, afin de diminuer progressivement le nombre de garderies privées au Québec. 

Mme Hivon critique également la volonté de la CAQ d’ouvrir des maternelles 4 ans pour tous les enfants du Québec. Une promesse qu’elle juge «complètement irréaliste», et qui ferait mal au réseau des CPE. 

Le PQ propose de conserver des classes de maternelle 4 ans seulement dans les milieux défavorisés.