Les affaires express

LES VENTES DE TÉLÉPHONES MOBILES SONT «TRÈS TRANQUILLES», SELON LE PATRON DE ROGERS

Le patron de la plus grande entreprise de téléphonie sans fil du Canada affirme que les ventes de nouveaux téléphones ont été très calmes et qu'elles ne reprendront probablement pas tant que les clients ne reviendront pas dans les magasins et centres commerciaux qui ont été temporairement fermés en raison de la pandémie.

Le chef de la direction de Rogers Communications, Joe Natale, a fait ces commentaires lors d'une conférence virtuelle sur les télécommunications et les médias organisée par Valeurs Mobilières TD.

Des analystes ont demandé aux entreprises de télécommunications du pays si elles s'attendaient à observer une augmentation importante des factures impayées.

M. Natale a indiqué que les paiements de factures étaient stables chez Rogers jusqu'à présent, mais que le chômage plus élevé depuis la pandémie aurait probablement un impact.

Il a ajouté que Rogers avait récemment enregistré une augmentation du nombre de clients qui souhaitaient dépenser moins pour leurs services sans fil et obtenir des options de paiement flexibles.

Mais le revenu moyen par utilisateur de Rogers se comporte bien jusqu'à maintenant, a-t-il ajouté.

M. Natale affirme que le rythme plus lent des ventes de téléphones a réduit les coûts pour Rogers, qui a dépensé environ 2 milliards $ en 2019 pour subventionner les achats de téléphones des clients. La Presse canadienne

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MALGRÉ LE CHÔMAGE AU PLUS HAUT, LES ENTREPRISES AMÉRICAINES PEINENT À RÉEMBAUCHER

Les entreprises américaines ont souffert de la pandémie de COVID-19 dans toutes les régions du pays. Mais alors que Donald Trump veut hâter le redémarrage de l'économie, elles peinent désormais à remettre au travail leurs salariés, malgré un chômage à un plus haut historique.

Après avoir passé plus de deux mois au chômage, les Américains qui avaient perdu leur emploi en raison des mesures de confinement ne sont parfois pas prêtes à retourner travailler pour des raisons fort différentes, révèle une enquête de la Réserve fédérale américaine (Fed) auprès d'entreprises, publiée mercredi.

Il y a ceux qui craignent pour leur santé, ceux qui ne peuvent retourner travailler tant que les écoles et crèches restent fermées, détaille le Livre beige de la Fed.

Et surtout, pour beaucoup, il est plus intéressant de toucher l'allocation chômage, temporairement très généreuse, qu'un salaire.

L'allocation chômage est en effet rehaussée pour tous les bénéficiaires de 600 dollars par semaine jusqu'à fin juillet, comme prévu par le plan de relance de l'économie adopté fin mars par l'administration Trump et le Congrès.

Dans la région de New York, particulièrement touchée par la pandémie, certaines entreprises ont commencé à «rappeler les travailleurs licenciés et (en) embaucher de nouveaux», mais «de nombreux chômeurs sont réticents à reprendre le travail».

Face aux «difficultés à retenir ou réembaucher leurs employés», des employeurs de la région de Richmond, en Virginie, ont choisi d'augmenter temporairement les salaires des employés dont le travail est indispensable, «pour égaler le montant (qu'ils) pourraient gagner au chômage ou pour réduire l'absentéisme».

La Banque centrale note que les salaires ont augmenté dans les secteurs qui ont continué à tourner, comme la santé ou les magasins alimentaires, reculant ailleurs.

Ces difficultés à trouver de la main d'oeuvre pourraient contrarier la réouverture rapide des entreprises, voulue par Donald Trump malgré les mises en garde d'experts sur le danger d'une potentielle deuxième vague de contaminations.

Le président républicain brigue un second mandat à la Maison Blanche et avait fait de la bonne santé de l'économie l'un de ses arguments phare.

Le chômage, qui était tombé en février à son plus bas niveau depuis 50 ans, a grimpé à un niveau historiquement élevé.

Près de 40 millions de personnes ont pointé au chômage depuis mi-mars, et plus de 25 millions perçoivent actuellement une allocation, contre environ 1,7 million avant la pandémie.

Le Livre Beige, publié huit fois par an par la puissante institution financière, relate la situation économique de l'ensemble des secteurs d'activité par région. Pour le réaliser, les entreprises ont été interrogées avant le 18 mai. Julie Chabanas, AFP 

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GOOGLE COURTISE LES COMMERCES DE PROXIMITÉ AVEC DES OUTILS SUR MESURE

Google a présenté mercredi ses derniers outils pour les commerces de proximité en souffrance à cause des mesures de distanciation sociale, une semaine après la promotion par Facebook du cybercommerce sur ses plateformes, pour les mêmes raisons.

Le géant d’Internet entend permettre aux PME de mieux communiquer et aux consommateurs de trouver toutes les informations nécessaires en une seule recherche: horaires d’ouverture temporaires, réservations, possibilité de sessions en ligne (pour le sport) ou de livraison à domicile (et via quel partenaire), etc.

«L’idée est que Google puisse être ce point d’accès unique pour savoir comment interagir en ligne avec telle enseigne et rendre l’accès à ce genre d’infos vraiment facile», a expliqué Jen Fitzpatrick, vice-présidente du groupe responsable de Google Maps, lors d’une conférence de presse.

La pandémie et le confinement ont accéléré la transition numérique pour les PME qui s’y étaient mises, comme pour celles qui s’en étaient jusqu’à présent dispensées.

Google cite ainsi une étude du Connected Commerce Council, selon laquelle près d’un patron de petite entreprise sur trois estime qu’il aurait dû fermer ses portes, au moins en partie, sans les outils numériques.

La plateforme a récemment ajouté, dans six pays, une option pour soutenir les PME en difficulté. Elles peuvent insérer un lien vers une plateforme comme PayPal ou GoFundMe pour les internautes qui souhaitent les soutenir.

À partir de mercredi, cette option va être déployée dans 18 pays supplémentaires.

Depuis février les recherches internet du type «Comment aider les petites entreprises» ont augmenté de 700%, selon Google, et concernent aussi bien les librairies que les bars ou les studios de danse.

Google et Facebook, les deux leaders de la publicité en ligne, ont à cœur de fidéliser les millions de PME susceptibles de passer des annonces aussi bien sur le moteur de recherche que sur les différentes plateformes, de YouTube à Instagram. AFP