Jonathan Bettez n’assiste pas à son enquête préliminaire en raison de ses problèmes de santé. Sur cette photo prise le 8 décembre, il s’était rendu au palais de justice de Trois-Rivières pour obtenir la permission d’être absent. On le voit en compagnie de son avocat, Me Marc-Antoine Carette.

L'enquête préliminaire de Jonathan Bettez débute

TROIS-RIVIÈRES — L’enquête préliminaire de Jonathan Bettez en lien avec des présumés crimes de pornographie juvénile a commencé, lundi matin, au palais de justice de Trois-Rivières.

L’individu de 37 ans est accusé de possession, de distribution et d’accession à de la pornographie juvénile de novembre 2009 à septembre 2013. Ces chefs avaient été déposés contre lui lors de son arrestation le 30 août 2016. L’enquête policière le concernant s’était alors poursuivie. En juin 2017, une deuxième série d’accusations avait ensuite été autorisée par le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, soit celle de possession et d’accession à de la pornographie juvénile mais cette fois-ci entre le 30 septembre 2013 et le 29 août 2016.

On sait que l’enquête préliminaire vise à déterminer si la preuve est suffisamment forte pour justifier la tenue d’un procès et pour évaluer, s’il y a lieu, la crédibilité des témoins. Dans le cas présent, l’avocat de Bettez, Me Marc-Antoine Carette conteste le renvoi à procès de son client concernant la deuxième série d’accusations.   

Cinq jours d’audiences ont été prévus devant le juge Jacques Lacoursière puisqu’on veut faire entendre une douzaine de témoins. Or, les audiences se déroulent rondement puisque lundi, sept personnes ont déjà témoigné. Parmi eux, on compte un analyste informatique de la Sûreté du Québec affecté à l’Équipe d’exploitation sexuelle des enfants sur Internet, un analyste préposé à l’écoute de la Gendarmerie royale du Canada, un policier de la GRC qui travaille lui aussi sur cette même équipe et quatre enquêteurs de la SQ. Ils ont tous parlé de leur travail et de leur implication dans les perquisitions qui ont été effectuées dont celle à son domicile, ou encore de leur rôle dans l’enquête ayant conduit à l’arrestation de Bettez.

Il importe toutefois de préciser que le contenu de leur témoignage et de la preuve recueillie contre Bettez fait présentement l’objet d’une ordonnance de non-publication, ce qui est courant à l’étape de l’enquête préliminaire.

Jonathan Bettez est évidemment absent. La semaine dernière, il a obtenu le droit d’être absent en raison de ses problèmes de santé. Il souffre d’une insuffisance rénale terminale. Vendredi, il s’était d’ailleurs présenté devant le tribunal pour expliquer qu’il devait être hospitalisé pendant quelques jours, et ce, à compter de dimanche afin d’amorcer sa dialyse. Il avait dit comprendre la nature et les implications de sa décision et il avait renoncé formellement à exercer tout recours découlant de son absence devant toute instance judiciaire. Du même coup, il avait confirmé qu’il ne voulait pas que son enquête soit reportée pour ne pas créer des délais additionnels.

Par contre, sa mère assiste avec beaucoup d’attention aux audiences. Dans la salle, on retrouve aussi des journalistes et quelques curieux.    

 Bien qu’il ait été soupçonné d’être relié à l’enlèvement et au meurtre de Cédrika Provencher, il n’a jamais été accusé dans ce dossier.