Le Volcan de Feu fait des victimes au Guatemala.

Le stage de futures infirmières prend un tournant inattendu

Alors que le bilan des victimes a encore grimpé après l’éruption du Volcan de Feu au Guatemala, des futures infirmières du Centre de formation 24 -Juin s’activent pour venir en aide à la population.

Le tout dernier stage des futures infirmières auxiliaires du Centre 24-Juin a pris un tournant inattendu lorsque le volcan est entré en irruption. Vendredi, les médias rapportaient 109 morts.

Lire aussi: Le volcan de Feu a fait au moins 75 victimes

En plus des étudiantes (Marie-Soleil Roy, Alyson Desmarais, Élizabeth Thibodeau, Daphné Pelletier et Isabelle Vallée), la délégation basée à Antigua est aussi composée des enseignantes et infirmières Geneviève Barry et Manon Houle, d’un médecin du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, David Greentree, parti en tant que bénévole, tout comme l’enseignante et infirmière Brigitte Dumas.

« On a réaménagé le plan de séjour », lance Mme Barry. Le groupe tient des cliniques ambulatoires. En raison de la cendre du volcan, les gens souffrent notamment de troubles respiratoires et d’irritation de la gorge.

« On a fait une collecte de fonds pour acheter les médicaments nécessaires », souligne Mme Barry. « On est arrivé avec nos médicaments, car on devait faire des cliniques ambulatoires. On avait une partie des médicaments. » La tragédie a fait en sorte que l’équipe a besoin de médicaments qui n’avaient pas été prévus. Le groupe a lancé une collecte de fonds sur Facebook. « On a acheté plus de 500 $ de produits », note Mme Bary. « Si on a des fonds supplémentaires, on va acheter des filtres d’eau pour des communautés plus pauvres : l’eau est contaminée. »

« On travaille conjointement avec les pompiers, les forces armées, les ambulanciers... On aide souvent les ambulanciers qui travaillent sans arrêt depuis quelques jours. On travaille à soigner les gens et à les écouter. Ils sont très inquiets », indique Alyson Desmarais.

De futures infirmières du Centre de formation 24-Juin s’activent pour venir en aide à la population au Guatemala.

Fait particulier, la majorité des secouristes sont bénévoles, raconte Mme Barry, en soulignant qu’ils travaillent 24 heures sur 24. Les membres du groupe font d’ailleurs tous valoir l’incroyable générosité et le sens de la solidarité d’une population qui n’a parfois rien mais qui est prête à tout donner.

Les membres du groupe ont été confrontés à des scènes d’une grande tristesse, comme cet homme soigné qui avait tout perdu.

Une partie du travail demeure le même : les futures diplômées travaillent notamment auprès des enfants qui souffrent de malnutrition et de personnes âgées qui sont seules et qui habitent dans des résidences de soins longue durée.

Au départ, le groupe devait se rendre au Nicaragua, mais les tensions politiques ont convaincu les responsables du stage de changer de lieu. Le groupe est arrivé en sol guatémaltèque le 29 mai. « De nos chambres, on voyait les volcans. Une des élèves a filmé une des éruptions. On pensait que c’était chose du commun », raconte Mme Barry. C’est ce qu’on leur avait raconté... jusqu’à ce qu’une pluie de roches se mette à tomber et que la population locale se mette à être inquiète.

Le groupe repart le 13 juin.

Pour appuyer la collecte de fonds des Sherbrookois, on peut se rendre sur la page Facebook du groupe, SASI à l’étranger.