Sofyanna Brown et William Thériault-Venne ont contribué à sauver des vies en sonnant l’alerte rapidement après l’apparition des flammes au 12 de la rue Deragon durant la nuit de lundi à mardi.

Le sommeil léger héroïque d'un sonneur d'alarme

MAGOG — Avoir le sommeil léger peut être avantageux. Parlez-en à William Thériault-Venne. Il a été le premier à sonner l’alarme après le début de l’incendie survenu à l’angle des rues Deragon et Principale, à Magog. Il remercie le ciel de ne pas avoir dormi à poings fermés quand le feu a pris naissance durant la nuit de lundi à mardi.

« J’ai le sommeil très léger. Ce n’est pas la meilleure chose habituellement, même si beaucoup de jeunes de mon âge, comme moi, ne dorment pas énormément la nuit. Mais, dans ce cas-là, ça a été très utile », raconte William Thériault-Venne, qui est âgé de 18 ans.

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Selon toute vraisemblance, le jeune Magogois est le premier à s’être aperçu que le feu couvait au 12 de la rue Deragon vers 3 h 30 mardi. Il a réveillé sa copine, Sofyanna Brown, et les deux ont appelé les secours puis ont alerté leurs voisins.

« Ma blonde a appelé les pompiers pour leur dire qu’on avait vu de la fumée dans l’appartement. Ensuite, on a cogné aux portes pour faire sortir des voisins et d’autres personnes nous ont aidés à avertir le reste du monde dans le bloc. On a aussi rappelé les services d’urgence pour leur indiquer qu’on venait de voir un poteau électrique par terre dehors près de l’immeuble », explique le jeune homme.

Sofyanna Brown affirme avoir eu « la peur de sa vie » durant la nuit de lundi à mardi. « Ma mère a perdu quelqu’un dans un incendie un jour et là je vis ça. Ça n’a pas été plaisant du tout », reconnaît l’adolescente de 17 ans.



« On n’a pas agi en pensant aux honneurs. »
William Thériault-Venne

La jeune Magogoise note qu’elle ne s’attendait pas à ce que la situation vire au cauchemar quand elle a constaté qu’il y avait de la fumée dans l’appartement. « On croyait que c’était un problème de fils électriques. On n’a rien amené avec nous, d’ailleurs », confie-t-elle.

Quoi qu’il en soit, le couple semble mal comprendre pourquoi on leur témoigne une telle reconnaissance depuis l’incendie. « La Ville de Magog organisera une réception en notre honneur et je suis très touché par ça. Mais, vous savez, on n’a pas agi en pensant aux honneurs. On a juste voulu aider », déclare William Thériault-Venne.