Jean-François Gosselin

Le RTC mal géré, estime Québec 21

Les conseillers municipaux de Québec 21 estiment que le Réseau de transport de Québec gère mal les fonds publics et doit être mis au régime.

Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon jugent notamment déraisonnable la rémunération du directeur général du RTC, Alain Mercier. Celui-ci travaillait pour le service de transport en commun de la ville d’Ottawa, OC Transpo, quand il a été embauché au printemps 2012 avec un salaire de 200 000 $. Depuis, sa paie a grimpé graduellement pour atteindre 252 500 $, révélait le Journal de Québec mardi.

À ces gains est ajouté annuellement un boni de performance équivalant à 10% du salaire. M. Mercier aurait ainsi touché autour de 100 000 $ supplémentaire en 5 ans.

«Le party a assez duré. Un salaire de plus de 200 000$ devrait être amplement suffisant pour motiver un cadre à livrer la marchandise et à travailler pour le bénéfice des contribuables», écrivent les deux élus de l’Opposition officielle dans un communiqué de presse. «Comment [le président du RTC] Rémy Normand peut-il banaliser cette situation, alors que l’achalandage du transport en commun a fondu d’environ 1,3 million de déplacements depuis l’arrivée de monsieur Mercier?»

Dans les normes

Le RTC a réagit en transmettant une déclaration écrite. Il explique notamment que la prime n’est pas tributaire seulement de l’achalandage, mais aussi d’autres critères comme le respect du budget et «le leadership».

On ajoute que «le salaire de M. Mercier correspond aux normes du marché» pour des postes «avec un niveau de responsabilités équivalent». «Être directeur général de la deuxième plus grande société de transport au Québec n’est pas une mince tâche. L’organisation qu’est le RTC possède plus de 1600 employés, gère un budget annuel d’environ 220 millions $.»

En mêlée de presse, le maire de Québec Régis Labeaume a quant à lui indiqué que la Ville aurait pu verser l’entièreté de la rémunération du dg en salaire, mais qu’elle a préféré lier une part de ses revenus à sa performance. «On peut lui donner en salaire. Ou bien on fait en sorte qu’il le mérite. Il y a un petit bout, on pense qu’il faut qu’il le mérite.»

Abribus tempéré

Québec 21 dénonce, en outre, la facture de l’abribus tempéré situé à l’angle de la 41e Rue et de la 1re Avenue. Selon l’Opposition, de nouveaux documents obtenus feraient état d’un débours total de plus de 1,2 million $, «pas 754 000 $ comme l’avait pourtant avancé en février dernier le président du RTC».

«Les contribuables font actuellement les frais du mandat de trop de l’administration Labeaume», charge Jean-François Gosselin. «Monsieur Normand doit faire un examen de conscience, changer les mentalités au sein de son administration et exiger plus de rigueur de la part des administrateurs du RTC.»