L’admissibilité de preuves sur les antécédents sexuels retarde encore le procès de l’ancien otage Joshua Boyle.

Le procès de Joshua Boyle encore retardé

L’admissibilité de preuves sur les antécédents sexuels retarde encore le procès de l’ancien otage Joshua Boyle.

L’homme de 35 ans a plaidé non coupable aux crimes qu’il aurait commis envers sa femme, Caitlan Coleman, dont voie de fait, agression sexuelle et séquestration.

Les infractions se seraient produites à la fin de l’année 2017, alors que le couple venait de revenir au Canada après avoir été gardé captif pendant cinq ans en Afghanistan par des extrémistes liés aux talibans.

Mme Coleman, qui est maintenant séparée de son mari, devait être contre-interrogée mardi après des semaines de suspension du procès relativement à l’admissibilité de preuves sur les antécédents sexuels du couple.

Un juge de la Cour supérieure de l’Ontario a statué au début du mois de juin que l’avocat de M. Boyle pourrait présenter une partie de ces antécédents, ce qui est rare dans les cas d’agression sexuelle.

Toutefois, ce contre-interrogatoire n’a pas eu lieu mardi, puisque le juge Peter Doody a demandé à la Couronne et à la défense de vérifier si deux décisions récentes de la Cour suprême du Canada ont une incidence sur les éléments de preuve déjà fournis par Mme Coleman lors de son témoignage en mars.

Alors que la décision de juin répondait à une demande de la défense pour présenter des éléments de preuve concernant certaines activités sexuelles consensuelles entre M. Boyle et Mme Coleman, les préoccupations soulevées mardi concernent des éléments qui ont déjà été exposés au procès par la Couronne.