Une tempête de neige pourrait venir affecter plusieurs régions du Québec dans la nuit de vendredi à samedi.

Le printemps se laisse désirer

Le printemps se fait attendre malgré son entrée officielle mercredi dernier. Une tempête de neige pourrait venir affecter plusieurs régions du Québec dans la nuit de vendredi à samedi.

Les Québécois qui ont l'impression que l'hiver est particulièrement long cette année ne se font pas d'illusion. Le météorologue Simon Legault, d'Environnement et Changement climatique Canada, confirme que la saison hivernale a commencé plus tôt, dès novembre, avec de grandes quantités de neige.

Avant même le passage de la plus prochaine tempête, la ville de Gaspé a déjà reçu plus de 483 centimètres de neige. La normale est de 370 cm à la fin de l'hiver, note le météorologue.

«C'est pratiquement un mètre de neige de plus que la normale à Gaspé. C'est beaucoup de neige et c'est comme ça dans presque toutes les régions», dit-il. Québec a reçu plus de 350 cm de neige en 2018-2019, et Montréal, plus de 212 cm.

Si l'on espérait voir poindre le printemps, l'hiver n'a visiblement pas dit son dernier mot, ce qui n'est pas inhabituel non plus à ce temps-ci de l'année.

«En effet, on a normalement une dizaine de centimètres de neige tous les mois d'avril, même dans le sud du Québec», souligne M. Legault.

Beaucoup de précipitations

Dans son bilan de l'hiver, le météorologue note aussi que la province a reçu plus de précipitations de toutes sortes. On a eu plus de neige, plus de pluie et les mois de décembre, janvier et février ont été marqués par plus de précipitations verglaçantes.

Mais on n'a pas eu un hiver glacial, même si l'hiver a été froid par moments.

«On a eu plusieurs périodes de hausses et de baisses des températures, affirme Simon Legault. On a eu des journées froides entrecoupées par des journées un peu plus douces et c'est ce yoyo des températures qui a été un peu plus difficile à vivre cette année».

Printemps et variation des températures

Ces variations de température risquent aussi de se répéter au début du printemps, selon les prévisions d'Environnement Canada.

«Peut-être qu'au début avril on aura une succession de petites dépressions, entraînant une fonte un peu plus active, mais on est pas encore sorti de l'hiver pour le moment», souligne M. Legault.

La bonne nouvelle, s'il y en a une, c'est que la fonte de la neige s'est faite graduellement jusqu'à présent.

Le météorologue se fait rassurant quant à la possibilité de revivre des inondations printanières comme celles d'il y a deux ans, même si le couvert de neige est important par endroits.

Il souligne que pour avoir des inondations comme au printemps 2017, ça prend une combinaison de facteurs.

«Recevoir beaucoup de neige ne veut pas nécessairement dire qu'il y aura des crues printanières intenses. Il y a d'autres facteurs à considérer, comme la rapidité de la fonte par de températures élevées et, surtout, une bonne quantité de pluie. En 2017, de grandes quantités de pluie avaient été observées en avril et en mai et c'est ce qui avait amené de grosses quantités dans les bassins des rivières. On n'a pas de signes qui nous font penser à ça pour l'instant.»