Plusieurs câbles sont rongés par la corrosion, pouvant réduire la capacité à supporter des charges. Depuis 2015, plusieurs suspentes ont été changées par le MTQ.

Le pont Pierre-Laporte présente des signes de vieillesse, révèle un rapport d’inspection

Un rapport d’inspection d’ingénierie conclut que le pont Pierre-Laporte subit sa cinquantaine. Quoique généralement en bonne santé, certaines de ses pièces devront recevoir des soins parfois «majeurs».

Les spécialistes mandatés par le ministère des Transports (MTQ) se sont particulièrement intéressés aux suspentes qui présentent des signes de vieillissement évidents. Certains de ces 160 gros câbles verticaux, composés de plusieurs petits fils d’acier entrelacés, sont rongés par la corrosion. La capacité de supporter le tablier du pont de plusieurs est réduite «de façon appréciable» parce que des brins métalliques sont cassés.

En plus, l’enrobage galvanisé de ces câbles est parfois grignoté : «[Des] défauts du revêtement affectant de façon appréciable la protection des surfaces.»

Ces bobos ne sont pas nouveaux. En 2015, le MTQ a changé deux suspentes, une première. Et l’été dernier, sept autres ont été remplacées. 

Les experts ont aussi constaté que des sections du pont Pierre-Laporte sont déformées. Et que d’autres ont perdu des morceaux parce que rouillées.

Le rapport produit par la firme CIMA +/Tetra Tech a été diffusé discrètement sur le Web par le ministère des Transports jeudi. C’est le FM 93 qui l’a rendu public. 

Chaussée

Outre les maux observés par les ingénieurs, Le Soleil révélait récemment que l’asphalte de la chaussée du pont devra être refait au complet. Même s’il a été installé en 2014. Les matériaux utilisés ne tiennent pas, s’enlèvent par grandes plaques.

Le pont Pierre-Laporte a été construit en 1970. Il a une longueur totale de 1144,83 mètres et une largeur de 26,972 mètres, selon les données du MTQ.

L’inspection ayant mené à la production du rapport d’expertise a été effectuée le 8 novembre 2018 par six ingénieurs et deux techniciens. Même s’ils concluent que certains travaux sont «majeurs», cela ne signifie pas qu’il y a un risque pour les automobilistes. 

«Par travaux majeurs, le ministère entend des travaux d’envergure, mais non urgents pour lesquels la planification et la réalisation peuvent s’étendre sur plusieurs années», nous explique d’ailleurs par courriel le porte-parole du MTQ Guillaume Paradis. Les normes du MTQ demandent que ces réparations soient effectuées en moins de 5 ans.

La prochaine inspection du pont Pierre-Laporte est prévue en 2020.

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