Le père Desgrandchamps, visé par des allégations d’inconduite sexuelle, est passé par le Collège Saint-Joseph de Hull.

Le père Desgrandchamps est passé par Saint-Joseph

Le père Jacques Desgrandchamps, pointé du doigt pour agression sexuelle par un ancien élève d’un pensionnat de l’Estrie, a déjà œuvré au Collège Saint-Joseph de Hull, dans les années 1980 et 1990.

Le directeur de l’école secondaire pour filles, Georges Najm, a confirmé l’information, jeudi. Tout comme d’anciennes élèves, le directeur général s’est dit fort surpris d’apprendre que le religieux était accusé par un homme de 57 ans ayant étudié Collège Servites d’Ayer’s Cliff, en Estrie, dans les années 1970.

L’homme, qui a déposé une action collective, croit que son ancien enseignant aurait fait d’autres victimes.

« En effet, cette semaine, on a su ce qui avait pu se produire (en Estrie), a mentionné M. Najm. Nous avons parlé à d’anciennes élèves, et sommes surpris d’entendre tout cela. En trois décennies au collège, je n’ai jamais eu de plainte contre le père Jacques. »

La direction du Collège Saint-Joseph prévoyait, jeudi, publier un message sur son site Internet ou sa page Facebook.

« J’ai mis le conseil d’administration au courant », assure-t-il.

Une ancienne élève, dont nous garderons l’anonymat, a témoigné de la surprise générale chez ses anciennes camarades de classe. Elle a alerté Le Droit afin que l’information ainsi publiée puisse convaincre d’éventuelles victimes à briser le silence.

L’affaire a fait grand bruit, cette semaine, au Québec.

L’Archidiocèse d’Ottawa a aussi suspendu le religieux, qui œuvrait jusqu’à tout récemment à la paroisse Saint-Antoine de Padoue.

Le père Jacques Desgrandchamps était, entre autres, responsable de la pastorale au Collège Saint-Joseph.

La requête judiciaire ne concerne qu’une seule victime pour le moment. L’homme s’identifie en tant que « X », dans le but de ne pas être identifié publiquement.

« X » avait 12 ans à son arrivée au pensionnat du Collège Servites, alors réservé aux garçons. Le père Desgrandchamps lui aurait confié certaines tâches liées à ses occupations d’enseignant et fait boire de l’alcool à maintes reprises.

Le directeur du collège gatinois rappelle que la politique en matière de harcèlement et d’agression sexuelle est aujourd’hui très stricte, au sein de l’institution. « On prend cela très au sérieux. »