À l’approche de ce que plusieurs annonçaient comme la pire tempête de l’hiver jusqu’à présent, le ministre des Transports François Bonnardel s’est rendu au Centre intégré de la gestion de circulation de Québec dans la nuit de mardi à mercredi pour s’assurer du bon déroulement des opérations.

Le ministre Bonnardel au cœur de la tempête

Pour le ministre des Transports François Bonnardel, « pas question de revivre un autre mars 2017 ». C’est pourquoi, à l’approche de ce que plusieurs annonçaient comme la pire tempête de l’hiver jusqu’à présent, le député de Granby s’est rendu au Centre intégré de la gestion de circulation de Québec (CIGCQ) dans la nuit de mardi à mercredi pour s’assurer du bon déroulement des opérations.

Le ministre est arrivé vers minuit trente au centre situé sur le boulevard de l’Atrium, à Québec. Pour cette seconde visite au CIGCQ depuis le début de son mandat, il est venu superviser et remercier la quinzaine d’employés qui ont oeuvré la nuit durant pour surveiller l’état des routes et pour porter assistance à de potentiels automobilistes en détresse.

« C’était important pour moi de m’assurer que tout le monde était au poste », explique M. Bonnardel.

Pour le ministre, la nuit du 14 au 15 mars 2017, alors que plusieurs centaines de personnes ont été prisonnières de leurs voitures pendant des heures sur l’autoroute 13, à Montréal, est un événement qui ne doit jamais se reproduire. 

C’est pourquoi dès que dame Nature fait des siennes, il se tient prêt et exige d’être avisé de tout cas de force majeure.

« Un carambolage, c’est un carambolage de trop. Un mort sur les routes, c’est un mort de trop », martèle l’élu, qui consulte tous les rapports qui lui sont acheminés pour se mettre à jour sur l’état de la situation.

« Par exemple, on a connu des pointes de vent de 80 km à l’heure sur le pont Pierre-Laporte. Si le vent avait soufflé à 10 ou 15 km heure de plus, les camions n’auraient pas pu le traverser de manière sécuritaire: ils auraient eu à se déplacer en groupes », illustre le ministre.

L’information, nerf de la guerre

Environ 1600 camions du ministère des Transports ont été déployés au cours de l’opération, supervisée en direct grâce aux centaines de caméras qui gardent l’oeil sur les routes. 

Au CIGCQ, qui dessert la capitale et tout l’Est de la province, pas moins de 400 écrans relaient l’information aux employés qui, par quarts de travail de douze heures, doivent assurer une surveillance étroite des corridors routiers et des autoroutes. 

« Ça prend pas mal de gens pour couvrir tout le territoire. Quand il arrive quelque chose, on ne peut pas perdre de temps. Il faut réagir rapidement et de concert, autant le ministère que la Sûreté du Québec et les remorqueurs. Pour moi, une automobile sur le bord de la route, c’est un automobiliste en danger. Il faut aller lui venir en aide », souligne le ministre caquiste.

Telle une fourmilière, le CIGCQ a ses procédures réglées au quart de tour. L’endroit est autonome et peut continuer à opérer dans les pires intempéries et lors des pannes de courant.

« Tout le monde a son rôle particulier, autant pour Québec 511, pour Twitter et pour Transport Québec. Les panneaux de signalisation sont aussi importants. Il faut aviser les gens le plus tôt possible », relève le M. Bonnardel, qui a quitté les lieux un peu après 1h30 du matin, non sans avoir d’abord communiqué avec sa collègue de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Mercredi matin, le ministre des Transports dresse un bilan positif de la nuit difficile. 

« Je suis très content du déroulement des choses, indique-t-il. Tout s’est très bien passé, même si quelques routes ont été fermées dans la région de Québec et du Saguenay, et un tronçon de l’autoroute 20 également. Ça va aussi du côté des traversiers et des aéroports. Nos équipes, autant en régie que sur les routes, ont très bien réagi. »