Fred Pellerin

Le maire de Saint-Élie-de-Caxton veut rencontrer Fred Pellerin

Saint-Élie-de-Caxton — «On n’a jamais décidé de se priver de Fred Pellerin. Il y a eu des problèmes de communication, ce qui fait qu’on se retrouve dans une position qu’on ne souhaite pas ni l’un ni l’autre. En début 2019, on aimerait rencontrer Fred et Jeannot (Bournival) pour mieux s’entendre dans l’avenir. On veut s’associer avec Fred pour repartir sur des bases solides.»

Une semaine après de nombreux reportages faisant état de la situation délicate vécue à Saint-Élie-de-Caxton, le maire Robert Gauthier admet que la Municipalité a sa part de responsabilité concernant l’absence de Fred Pellerin du conte diffusé durant l’actuelle Féerie de Noël. M. Gauthier précise avoir entrepris des démarches auprès de la compagnie de gérance du conteur pour la tenue de cette rencontre dans le but d’éviter que ce genre de situation ne se répète.

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Selon le maire Gauthier, Saint-Élie a atteint une étape dans le développement de son industrie touristique qui exige une réflexion sur la vision à adopter pour les prochaines années. Le maire veut que Fred Pellerin contribue à cette réflexion.

«On n’a jamais décidé de se priver de Fred! Au début de 2018, il a mandaté sa gérante qui a demandé pour le printemps un plan de promotion pour la Féerie de Noël. La directrice du tourisme venait d’arriver. Dans le feu de l’action, on a passé la date d’échéance et c’est notre faute. Mais on était de bonne foi de part et d’autre. On veut mieux arrimer nos communications. On a la volonté de s’asseoir avec lui pour avoir ses idées, s’entendre sur le développement. On n’est pas contre Fred. Il a soumis un projet pour une salle de spectacles, on l’appuie, on veut qu’il fasse son projet.»

La Municipalité de Saint-Élie et Fred Pellerin sont unis par contrat pour la saison estivale de 2019. Pour l’avenir, rien n’est arrêté. Mais Robert Gauthier rappelle que le contrat signé avec la conteuse Céline Jantet est valable pour la Féerie de Noël de 2018.

Robert Gauthier

«Après 2018, on n’a pas de contrat avec personne pour la Féerie de Noël. C’est pour ça qu’on veut s’asseoir avec Fred tôt en 2019. Dans son rapport, notre consultant en tourisme dit de diversifier l’offre de produit. Est-ce qu’on aura le même type de balades? Est-ce que la formule actuelle est la bonne? On est en mode réflexion. Mais le produit d’appel de Saint-Élie est Fred. C’est une évidence. Saint-Élie est connue parce que Fred a une carrière fulgurante. On ne peut pas écarter Fred et on ne veut pas l’écarter», raconte M. Gauthier, qui affirme avoir assisté samedi dernier au spectacle de Fred Pellerin avec l’Orchestre symphonique de Montréal.

Le Nouvelliste a contacté Fred Pellerin et Jeannot Bournival pour obtenir leurs commentaires. Le retour est parvenu de Micheline Sarrazin, la gérante du conteur. Mme Sarrazin confirme avoir reçu une demande de rencontre de la part de Robert Gauthier et ne pas y avoir encore répondu.

«On a tous besoin de prendre un bon temps de repos, faire retomber la poussière et réfléchir à la suite des choses», écrit Mme Sarrazin dans un courriel acheminé au Nouvelliste.

Firme privée?

L’orientation du développement du tourisme n’est pas le seul sujet de réflexion au menu. Le conseil jongle avec l’idée d’établir une nouvelle structure pour rendre le développement touristique le plus efficace possible. Et cette structure pourrait être une entreprise privée.

Durant l’entrevue accordée jeudi au Nouvelliste, Robert Gauthier a fait référence au rapport préparé sur la situation touristique par un consultant spécialisé. Selon M. Gauthier, ledit rapport recommande la création d’une structure autonome paramunicipale.

Le maire Robert Gauthier, que l’on voit avec Fred Pellerin sur cette photo, admet que la Municipalité a sa part de responsabilité concernant l’absence du célèbre conteur de l’actuelle Féerie de Noël.

«On finance le tourisme à près de 300 000 $. On entre dans notre argent, on ne fait pas de pertes. L’opération de vente de billets, les carrioles (achat d’équipement, embauche de main-d’œuvre), c’est une activité commerciale qu’on fait. Un organisme privé? Il n’y a pas de décision qui a été prise. On se demande quelle est la meilleure formule. Ça pourrait être fait par la Municipalité, un organisme sans but lucratif, une corporation municipale.»