Durant le sommet du G7, le Centre des congrès de Québec agira comme centre international des médias.

Le G7 de La Malbaie... à Québec aussi

EXCLUSIF / À l’étroit dans Charlevoix, la rencontre annuelle du G7 qui aura lieu à La Malbaie en juin se tiendra également… à Québec, a appris Le Soleil.

Au bout du fil, Alexandra Young choisit ses mots. Le Manoir Richelieu de La Malbaie sera le cœur de l’événement, insiste la directrice des communications du Bureau de gestion des sommets chez Affaires mondiales Canada. C’est là que se croiseront les chefs d’État du Groupe des sept et leur garde rapprochée.

Mais elle corrobore l’information que nous avons obtenue. «Comme dans tout sommet, c’est certain qu’il y a d’autres lieux qui doivent être utilisés.» Dont des «lieux» à Québec.

Il faut souligner qu’il y a beaucoup, beaucoup de noms sur la liste d’invités. Et qu’il faut additionner aux participants des milliers de policiers, militaires, journalistes… L’organisation a d’ailleurs réservé quelque 12 000 chambres pour loger la visite.

Premier site de la capitale identifié pour le G7: le Centre des congrès. «Je peux confirmer que le Centre des congrès de Québec va être le lieu pour le centre international des médias. En fait, on vient tout juste de finaliser la signature du contrat.»

«Si on se fie aux sommets précédents, on fait un estimé d’à peu près 2000 médias qui pourraient être là», ajoute-t-elle. Un document officiel que nous avons consulté fixe même la barre à «3000 journalistes attendus».

La direction du Centre des congrès semble toutefois tenue au secret. Là, l’équipe a refusé mordicus de discuter du sujet avec nous.

Pourquoi Québec, Mme Young? «J’imagine que vous connaissez La Malbaie, la région de Charlevoix. Il n’y a pas beaucoup de lieux qui peuvent accommoder des nombres comme ça.»

«Diffuseur hôte»

Côté médiatique, un «diffuseur hôte» fournira donc son matériel aux autres. Quelques dizaines de journalistes pourraient être sur place pour amasser de l’information durant les portions publiques du programme. Mais la majorité écoutera les échanges à la télévision depuis Québec. 

Ces journalistes, comme beaucoup d’autres invités, séjourneront de ce fait dans la capitale. Mme Young ne veut pas révéler combien de visiteurs y logeront, les négociations avec les hôteliers se poursuivant. Mais il est question d’une multitude. «Notre offre est complète. Et à La Malbaie, et dans la région de Québec. Donc on a trouvé le nombre de chambres nécessaires pour subvenir à nos besoins.»

Parmi les délégations installées dans le coin pourraient vraisemblablement figurer celles de pays qui ne font pas partie du G7, mais qui seront reçus par l’hôte canadien comme le veut la tradition. Il s’agit souvent d’économies émergentes ou de pays africains. Alexandra Young refuse toutefois de s'avancer.

Au fait, nous avons essayé de savoir quels autres «lieux» seront réquisitionnés pour le sommet du G7; sans succès. «Pour les autres sites, je ne peux vraiment pas vous confirmer à ce moment-ci.»

En 2018, Le Canada présidera pour la sixième fois le G7 regroupant également la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis. Chaque année, un pays différent assume la direction de ce forum économique «informel». Pendant plusieurs années, la Russie participait à ces rencontres. Mais le G8 est redevenu G7 quand Vladimir Poutine a annexé la Crimée (Ukraine). L’Union européenne est cependant toujours de la fête. Il faut ajouter les pays «invités» qui se joindront aux discussions ainsi que les représentants de grandes organisations internationales comme la Banque mondiale. Les puissances profitent de ces rencontres pour essayer de contrôler l’économie. Et pour discuter de dossiers politiques communs comme le terrorisme ou l’immigration.