Démolition de l’aérogare de Mirabel, en juin 2016

Le fédéral veut retourner les terres expropriées pour l’aéroport de Mirabel

MIRABEL - La saga des expropriés de Mirabel arrive enfin à sa conclusion, un demi-siècle après le grand bouleversement provoqué par la construction de l’aéroport.

Ottawa a annoncé lundi qu’il relance le processus de vente de quelque 750 acres de terrains expropriés en 1969 aux expropriés et à leur succession.

Ces terrains font partie des 11 000 acres de la réserve aéroportuaire dont la rétrocession avait été annoncée en 2006, amorcée en 2008 et prolongée jusqu’en 2013.

Cependant, la portion de 750 acres avait été exclue du programme de vente parce qu’elle était enclavée et inaccessible, un obstacle qui est maintenant levé à la suite d’une entente entre le gouvernement fédéral et la ville de Mirabel pour y donner accès.

L’annonce en a été faite par le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, dans la municipalité laurentienne.

M. Garneau a d’ailleurs reçu un accueil de héros de la part des expropriés, présents en grand nombre à l’hôtel de ville de Mirabel.

Le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau avait exproprié quelque 97 000 acres de terres agricoles en 1969 pour la construction de l’aéroport qui devait devenir la plaque tournante du trafic aérien de passagers dans la région de Montréal.

L’aventure s’est avérée un échec sur toute la ligne, culminant avec la démolition de l’aérogare en 2014.

Environ 3000 familles avaient été touchées par ces expropriations.

Depuis, quelque 80 000 de terrains ont été rétrocédées dans les années 1980.

D’autres tractations pourraient survenir, concernant cette fois des terrains inutilisés situés à l’intérieur de la zone aéroportuaire.

La ville de Mirabel réclame depuis longtemps ces terres excédentaires pour son propre développement industriel.