La ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois

Le drame de la petite Rosalie rebondit à l’Assemblée nationale

Le drame de la petite Rosalie Gagnon a rebondi jeudi à l’Assemblée nationale, où la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, s’est dite «touchée» par la mort de l’enfant deux ans, qui aurait été tuée par sa mère, Audrey Gagnon.

«Il y a certainement des choses qui vont être examinées, mais pour l’instant, ce que j’ai vu dans les reportages […], on va attendre la suite des choses, mais il y a certainement des raisons pour lesquelles la DPJ a laissé l’enfant à sa mère», a réagi la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, en référence à certaines informations voulant que la DPJ était dans le dossier de la petite victime.

Mme Charlebois n’était pas en mesure de commenter davantage le cas de Rosalie Gagnon, affirmant ne pas avoir «d’état de situation». «La ministre ne s’immisce pas dans les dossiers des gens directement, je ne suis pas dans le cas par cas, je suis dans l’ensemble de l’œuvre», a rappelé la ministre, qui s’est néanmoins dite «touchée» par le drame.

«J’en ai des petits enfants de cet âge-là, j’ai des frissons à chaque fois que j’en parle. Ça fait mal au cœur, peu importe l’âge qu’on a, qui nous sommes, quand un enfant a perdu la vie», a-t-elle commenté.

Audrey Gagnon, 23 ans,  comparaîtra jeudi après-midi au palais de justice de Québec pour y être accusée de meurtre. Elle a été soignée à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus pour des blessures qu’elle se serait infligées lors de sa détention à la centrale de police du parc Victoria. En crise, la jeune femme aurait notamment mis le feu au matelas de sa cellule. Elle a obtenu son congé en fin d'avant-midi.

LIRE AUSSI: Québec: la mère de la petite Rosalie arrêtée pour meurtre

LIRE AUSSI:  Le corps de la petite Rosalie trouvé dans Charlesbourg

+

Audrey Gagnon et sa fille Rosalie