Pas question de déménager la cellule de gestion de crise ni son directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda de la capitale à la métropole, selon François Legault.
Pas question de déménager la cellule de gestion de crise ni son directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda de la capitale à la métropole, selon François Legault.

Le Dr Arruda restera à Québec

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Le Dr Horacio Arruda restera à Québec pour gérer la deuxième vague, même si la COVID-19 pourrait continuer à faire plus de ravage à Montréal.

C’est ce qu’a laissé entendre le premier ministre François Legault, mercredi, lors de l’étude des crédits budgétaires des différents ministères, exercice qui bat son plein depuis lundi au parlement de Québec.

À titre de premier ministre et en quelque sorte ministre du Conseil exécutif, M. Legault a répondu durant deux heures et demie aux questions des chefs des trois partis d’opposition, en fin d’après-midi.

Pas question de déménager la cellule de gestion de crise ni son directeur national de santé publique de la capitale à la métropole, selon M. Legault.

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, reprenait la suggestion de la directrice régionale de la santé publique de Montréal. Fin mai, la Dre Mylène Drouin affirmait que comme la crise s’avérait davantage montréalaise, sa gestion aurait dû l’être tout autant. Propos qu’elle a nuancés par la suite.

Environ la moitié des cas dépistés et quelque 60 % des décès déplorés à cause du coronavirus dans les derniers mois au Québec se trouvaient sur l’île de Montréal. En incluant l’île de Laval, on grimpe à 58 % des cas et 72 % des décès.

M. Bérubé demandait mercredi au gouvernement si le DArruda, d’ailleurs citoyen de Sainte-Thérèse en banlieue nord de Montréal, serait installé plus près de l’action en vue de la deuxième vague.

«Le siège de notre gouvernement est à Québec. Les personnes responsables des différents ministères sont à Québec. La cellule de crise est à Québec plutôt qu’à Montréal et je vis bien avec ça. Est-ce que le chef du troisième parti d’opposition propose qu‘on déplace tout le gouvernement à Montréal chaque fois qu’il y a une crise?» a rétorqué M. Legault, lui aussi résidant de la région métropolitaine quand ses fonctions ne le retiennent pas à Québec.

Par cette intervention, le péquiste Bérubé voulait aussi remettre en lumière la frontière floue qui existe, selon lui, depuis le début de la crise de la COVID-19 entre le gouvernement québécois et la santé publique, entre le politique et l’administratif.