Guy Roy

L’ancien journaliste Guy Roy recevra l’aide médicale à mourir mardi à 14h

L’ancien journaliste de La Tribune et du Journal de Montréal Guy Roy recevra l’aide médicale à mourir mardi à 14 h. L’homme de 73 ans est serein, heureux de pouvoir connaître une fin noble, sans souffrance, entouré par son épouse et de ses enfants et d’ainsi éviter la « mort horrible » qu’il aurait connue sans cette assistance.

« Les médecins l’ont dit : la fibrose pulmonaire idiopathique est une des pires morts qu’on peut envisager. C’est une mort terrible, dans la souffrance. Grâce à l’aide médicale à mourir, j’aurai mardi une mort digne, noble, ce sera une fin paisible », explique l’ancien journaliste.

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L’état de santé de M. Roy s’est dégradé au courant de l’été dernier. C’est alors qu’il a entrepris sa réflexion concernant sa demande pour l’aide médicale à mourir. « Au début, on n’est pas serein. Mais on le devient. C’est une décision dictée par la raison. Maintenant, je suis en paix », confie-t-il.

Moins de 24 heures avant son dernier grand voyage, Guy Roy n’a plus qu’une question en tête : « Est-ce qu’il y a quelque chose après la mort? Personnellement, je crois que non. Mais je veux bien laisser la chance au coureur! » dit-il en éclatant de rire.

« Peu importe la réponse, je sais que mon état ne peut que s’améliorer », dit-il.

Que peut-on lui souhaiter pour cette grande aventure qui l’attend? « Le meilleur souhait qu’on puisse me faire, c’est une excellente éternité », lance-t-il d’un ton serein.

Guy Roy a commencé sa carrière à La Tribune en 1964. Il a adoré son expérience à Sherbrooke où les anecdotes se sont multipliées.

« Un jour, je me suis immiscé dans une réunion avec les curés des différentes paroisses du diocèse de Sherbrooke comme étant un marguiller d’une paroisse, alors que je ne l’étais évidemment pas. À l’époque, la religion catholique était encore assez forte. Le lendemain matin, on avait fait toute la page 3 en dévoilant les finances du diocèse. Ça avait fait beaucoup parler. Et je peux vous dire que leurs finances allaient assez bien! » se souvient-il en riant.

Le journaliste a quitté La Tribune en 1975 après s’être lancé en affaires. 

Il avait créé... une agence de rencontres! « Mais ça n’a pas fonctionné. C’est Montréal matin qui m’a redonné une chance en journalisme en 1976, avant que je rentre au Journal de Montréal en 1977 », dit-il.

 Il y a passé les 25 années suivantes à couvrir les faits divers.