Tristan Milette, le président fondateur de la nouvelle entreprise, a dévoilé mardi les détails de la plateforme web The GATES, qui veut favoriser l’économie collaborative.

Lancement de la plateforme web The GATES pour que la «jobine» se fasse

Besoin d’aide pour laver les vitres, tondre le gazon ? Un diplômé du Cégep de Granby en techniques de l’informatique a récemment lancé une plateforme web, The GATES, qui vise à favoriser l’économie collaborative, donc à nouer des liens entre ceux qui ont besoin de services et ceux qui peuvent en offrir.

The GATES est l’acronyme pour Give and take economic system, traduit librement par Système économique donnant donnant, a d’entrée de jeu expliqué mardi, à l’occasion d’un point de presse, le fondateur de la micro-entreprise, Tristan Milette.

« Comme le nom le dit, c’est vraiment un système qui cherche à favoriser la coopération entre les citoyens et les personnes d’une même communauté », fait valoir l’entrepreneur qui a profité des services du Technolab 164, mis sur pied par Entrepreneuriat Haute-Yamaska, pour le démarrage de son entreprise.

La nouvelle plateforme, accessible à thegates.co, a été conçue pour que les utilisateurs puissent facilement afficher ou trouver un service professionnel, de type menus travaux ou « jobines ». Lorsqu’un utilisateur reçoit une candidature pour la réalisation d’un service qu’il a affiché, il dispose d’un délai de 24 heures pour accepter ou non l’offre qui lui a été faite, explique Tristan Milette. Il peut à cette occasion consulter les travaux déjà réalisés par celui qui a posé sa candidature, de même que les évaluations qui ont été faites à son endroit.

La plateforme est complète et autonome. Elle veille ainsi à créer un contrat entre les deux parties. L’utilisateur peut assumer, par le biais de The GATES, le paiement du service. Une fois le travail terminé, les deux utilisateurs ferment le contrat et s’évaluent mutuellement. La plateforme effectue alors un virement bancaire à la personne qui a complété la jobine, dit Tristan Milette.

Croissance

À court terme, The GATES est lancé à petite échelle et vise le marché granbyen. Mais, une ville à la fois, le fondateur de la plateforme veut étendre ses racines à Montréal et à l’échelle de la province.

Afin d’assurer les coûts de fonctionnement de sa plateforme, un frais de service de 5 % et un coût fixe de 1 $ sont imposés à l’utilisateur qui sollicite un service.

Une application mobile est à venir, précise Tristan Milette. Il est projeté qu’une fonctionnalité pourra aussi être ajoutée pour les petites entreprises. « Mais pour l’instant, ça reste des services rendus aux particuliers par des particuliers », note-t-il.

Pour l’heure, si un pépin devait survenir au moment de la réalisation du travail, le président de la plateforme s’engage à rembourser l’utilisateur pour la valeur du service sollicité. Un volet assurances pourrait toutefois être éventuellement offert autant à celui qui requiert le travail qu’à celui qui l’exécute, avance-t-il.

Selon Tristan Milette, n’importe qui peut s’inscrire sur la plateforme. « Ça peut être des gens comme vous et moi qui avons du temps libre et qui cherchons à le rentabiliser. Ça peut être votre voisin ou votre neveu qui veut faire un peu d’argent en faisant une petite job sur la plateforme, tout en aidant quelqu’un », dit-il.

The GATES a notamment pour avantage d’offrir un horaire flexible, ce qui peut être avantageux notamment pour les étudiants, ajoute-t-il.

Des modèles similaires à la plateforme granbyenne existent déjà aux États-Unis et en Europe, selon le fondateur.

« Il n’y en a pas vraiment au Canada. C’est un marché que je veux aller chercher avec The GATES. Comme c’est un modèle qui fonctionne très bien en Europe et aux États-Unis, je pense qu’il y a une place ici et que les gens vont aimer ça », dit Tristan Milette.