Dominic Barton, à Hong Kong, en février 2019, alors qu’il était président du conseil d’administration de Teck Resources

L’ambassadeur du Canada en Chine rencontre les deux Canadiens emprisonnés

OTTAWA - Le nouvel ambassadeur du Canada en Chine a rencontré deux Canadiens emprisonnés il y a près d’un an par la République populaire.

Dominic Barton a effectué ses premières visites consulaires avec Michael Kovrig et Michael Spavor vendredi et lundi respectivement, a annoncé un haut responsable gouvernemental.

M. Barton a été nommé en septembre, une semaine avant le déclenchement des élections fédérales, pour combler un grand vide diplomatique et aider à rétablir les relations avec la Chine après que le Canada eut arrêté la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, le 1er décembre, à la suite d’une demande d’extradition des États-Unis.

Quelques jours plus tard, la Chine a emprisonné M. Kovrig, un ancien diplomate canadien, et M. Spavor, un entrepreneur, en les accusant d’atteinte à la sécurité nationale.

Elle les a détenus sans leur donner accès à des avocats ou à leur famille et sans les inculper officiellement dans ce qui est largement considéré comme une mesure de représailles contre l’arrestation de Meng Wanzhou.

Le premier ministre Justin Trudeau et ses ministres ont souvent qualifié les incarcérations de MM. Kovrig et Spavor d’arbitraires.

En janvier, M. Trudeau a limogé le précédent ambassadeur de Chine, l’ex-ministre John McCallum, après qu’il eut fait plusieurs commentaires publics rompant avec la ligne de conduite du gouvernement.

M. Barton, un ancien consultant en affaires, a été embauché pour le poste diplomatique en raison de sa grande expérience professionnelle en Chine et dans toute l’Asie, notamment en tant que directeur général mondial de l’influente firme de consultants McKinsey & Co.

M. Barton a également dirigé le conseil consultatif économique du gouvernement Trudeau.

Le gouvernement a aussi tenté de mobiliser un large soutien international auprès de plusieurs dizaines de pays, dont les États-Unis, pour obtenir la libération de MM. Kovrig et Spavor.

Cet effort a provoqué la colère de la Chine, qui a interdit les importations de canola canadien et d’autres produits agricoles.