Ike, ce boxer de six ans, a eu les ligaments des pattes avant déchirés en raison de sa chute. Il devra subir une chirurgie pour pouvoir marcher de nouveau, et doit porter des plâtres en attendant.

La Ville de Shawinigan mise en demeure

Shawinigan — Un couple du secteur Grand-Mère met en demeure la Ville de Shawinigan après que leur chien eut subi de graves blessures lors d’une promenade sur le sentier Thibaudeau-Ricard, le long de la rivière Saint-Maurice. Selon le couple, le chien a fait une chute de près de 6 mètres après avoir pu passer entre les deux planches servant de barrière au sentier, un endroit qu’ils estiment désormais dangereux, spécialement pour les jeunes familles qui pourraient s’y aventurer.

Car si le couple réclame aujourd’hui les soins vétérinaires qui ont été administrés au chien, de même que la chirurgie qu’il devra subir pour lui permettre de marcher de nouveau, c’est d’abord dans l’espoir de sécuriser les lieux qu’ils disent agir de la sorte.

«Les frais, c’est une chose, mais il ne faudrait vraiment pas que ça arrive à un enfant. L’espace par où est passé mon chien était suffisamment large pour qu’une personne puisse passer aussi. S’il faut qu’un enfant tombe là-bas, ce serait dramatique», croit Roxanne Roy, la propriétaire de Ike, un boxer âgé de six ans.

L’accident est survenu le 14 novembre dernier. Roxanne Roy et son conjoint, Pascal Proulx, ont emprunté ce sentier avec leur chien, sentier qui mène vers les vestiges de l’ancienne centrale Ricard. Sur place, une petite passerelle permet d’observer les ruines de près. Le chien a traversé la clôture entre deux planches qui étaient très espacées, pour aller marcher sur les ruines. Ses maîtres, inquiets de voir que l’endroit n’était pas très sécuritaire, ont voulu rappeler le chien, mais ce dernier a chuté de près de six mètres par l’ouverture d’une fenêtre située à même les ruines.

Roxanne Roy réclame que la Ville de Shawinigan sécurise l’accès aux ruines de l’ancienne centrale Ricard à Shawinigan, là où son chien Ike a chuté de près de 6 mètres et a été sérieusement blessé aux pattes. Cette photo a été prise l’automne dernier, alors que l’animal était en bonne santé.

Dans sa chute, le chien s’est blessé au visage et a eu les ligaments des deux pattes avant déchirés. Une blessure qui nécessitera une chirurgie au cours des prochaines semaines étant donné que l’animal a désormais beaucoup de mal à se déplacer seul. Pascal Proulx a d’ailleurs dû s’absenter à plusieurs reprises de son travail afin de fournir les soins à la bête, étant donné que Ike ne peut se déplacer sans qu’on le porte.

Le couple réclame à la Ville de Shawinigan les frais de vétérinaire et divers soins administrés au chien, les frais de la chirurgie à venir de même que la perte d’une semaine de salaire pour prendre soin de l’animal. Une réclamation de 7548 $.

En parallèle de ces démarches, Roxanne Roy a créé une page Facebook ainsi qu’une campagne de sociofinancement sur le site Gofundme afin d’amasser des fonds pour payer, dans l’immédiat, les soins dont a besoin Ike. En plus de la chirurgie, la bête devra passer deux mois avec les pattes avant dans le plâtre, en plus d’un mois avec des attelles et un autre mois en rééducation pour pouvoir marcher de nouveau.

Mais avant tout, le couple espère aussi que cette mésaventure incite la Ville à revoir la configuration des lieux et à rendre l’endroit davantage sécuritaire, d’autant plus que le sentier est entretenu par la Ville et qu’on incite les gens à se rendre à ce lieu d’observation par de l’affichage en bordure de sentier.

La barrière qui protège l’accès au site n’est pas adéquate et n’empêche pas les enfants ou les animaux de traverser vers le site, déplorent les propriétaires de Ike.

Du côté de la Ville de Shawinigan, on confirme avoir reçu vendredi une réclamation dans ce dossier, mais on ne souhaite pas commenter davantage le dossier, qui fera l’objet d’une analyse. La Ville fait par ailleurs remarquer qu’elle reçoit plusieurs réclamations par année pour différentes situations, mais qu’elle ne commente jamais ces dossiers sur la place publique.