Cette période de naissances arrive au même moment que la période de déménagement, qui fait grimper le nombre d’animaux dans les refuges chaque année.

La SPA de Québec déborde de chatons

Les refuges déborderont bientôt de chatons. La période de reproduction semble avoir été plus tardive cette année, les nouveau-nés arrivent donc au refuge en même temps que les félins abandonnés dans la période de déménagement.

«Normalement, les chatons sont prêts pour l’adoption au mois de mai, la reproduction aurait lieu au mois de mars. Mais là, les chatons commencent à arriver dans les refuges, avec deux mois de retard. On en a près de 70, on en a 20 en bâtisse et 50 en famille d’accueil», indique le président de la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec, Félix Tremblay.

Même s’il ne peut en être certain, M. Tremblay associe cette période de reproduction changeante à l’arrivée tardive du printemps.

«J’ai parlé avec d’autres refuges et d’autres SPA, ils me disent qu’ils vivent la même chose. Visiblement, il s’est passé quelque chose de particulier cette année. Les chatons arrivent considérablement plus tard que les années précédentes. Je n’ai pas d’explication pour ça, j’ai parlé à un biologiste, il m’a donné des hypothèses, mais personne n’est sûr», ajoute-t-il. 


« Normalement, les chatons sont prêts pour l’adoption au mois de mai, la reproduction aurait lieu au mois de mars. Mais là, les chatons commencent à arriver dans les refuges, avec deux mois de retard. On en a près de 70, on en a 20 en bâtisse et 50 en famille d’accueil »
Félix Tremblay, président de la Société protectrice des animaux de Québec

Cette période de naissances arrive donc au même moment que la période de déménagement, qui fait grimper le nombre d’animaux dans les refuges chaque année. La semaine dernière, la SPA a aussi retiré les frais reliés à l’abandon de chatons et de chiots, ce qui a amené dix félins supplémentaires dans les cages.

«On aurait pu encaisser la vague des déménagements si on avait déjà passé celle des reproductions, là on a les deux en même temps. On n’est pas très loin de la pleine capacité, on a besoin que les gens viennent adopter des animaux, et de façon responsable», déplore le président de la SPA.

M. Tremblay rappelle aussi que trop de gens voient encore un chat comme un «animal jetable». Le problème est que les maîtres ne jugent pas important de faire stériliser leur animal avant l’adoption, tous les chatons des portées se retrouvent donc au refuge. 

Abandonner de façon responsable

En ce qui concerne l’abandon d’animaux pendant la période de déménagement, M. Tremblay indique que les chiffres sont à peu près les mêmes que l’an dernier. Les campagnes publicitaires étaient pourtant nombreuses pour sensibiliser les gens à conserver leur animal malgré un changement de logement.

Toutefois, même si le nombre d’abandons ne diminue pas, la façon de se débarrasser d’un animal s’améliore, selon M. Tremblay.

«Statistiquement, on n’a pas vu de différence. J’ai l’impression qu’il y a moins d’abandons irresponsables, comme laisser les chats dans la rue ou dans le logement laissé vide à 30 degrés. On pense que les mœurs sont en train de changer lentement... Le comportement responsable envers les animaux va s’installer tranquillement», termine-t-il.