Le vent a déplacé des paddle board et même un catamaran chez ce riverain du Petit lac Magog.

La nature se déchaîne au Petit lac Magog

Les résidants du secteur Deauville en ont vu de toutes les couleurs, lundi après-midi. Forts vents, pluie et grêlons de la grosseur de balles de golf ont donné une frousse — ou un beau spectacle — à plusieurs dizaines de citoyens.

« On voyait le mur de pluie arriver, témoigne Alexandre Fadous, un riverain du Petit lac Magog. On a eu la frousse quand on a vu les paddle board, qui pèsent 40 livres, commencer à voler au vent. Quelques secondes plus tard, le catamaran, qui doit peser 500 livres, s’est renversé. » Heureusement, ni les planches ni le catamaran n’ont été brisés.

« C’est la première fois que je voyais des planches voler au vent, poursuit-il. Je pense que je n’ai jamais vu d’aussi grosses vagues sur le Petit lac Magog. Un arbre est passé à un cheveu de tomber sur le chalet. Il est tombé à 12 pouces de la maison. Dès que la pluie a cessé, on a pris la tronçonneuse et on a commencé le ménage. »

« Le karma était de notre bord », se réjouit M. Fadous.

La propriétaire du Liverpool, Annie Faucher, a eu toute une surprise elle aussi en revenant d’une fin de semaine de vacances au Mont-Tremblant. C’est que ses chaises de patio ont volé jusque dans la piscine et son gazebo s’est déchiré. « Je suis partie de Tremblant et ça a pris cinq heures pour revenir. Il y a eu des orages tellement violents, que c’était comme dans une tempête de neige. On ne voyait rien », commente la femme d’affaires. 

Le vent a déplacé des paddle board et même un catamaran chez ce riverain du Petit lac Magog, qui en a été quitte pour un bon ménage

Pour sa part, Daniel Gagnon, un résidant de Magog, a eu une petite peur lors de la tempête. « J’habite sur le bord du Petit lac Magog. Sur le bord du lac, c’est toujours intéressant à regarder. Ça faisait comme des tourbillons de pluie. Ça ressemblait à un ouragan, comme on voit à la télévision. Ça n’a pas duré longtemps, mais bien des branches sont tombées. On a ramassé pas mal d’affaires. Les arbres penchaient pas mal. C’était épeurant à moment donné, avec le tonnerre et les éclairs sur le lac. C’est la pire tempête que j’ai vue depuis que je demeure ici », raconte le retraité qui, tout comme Annie Faucher, a manqué d’électricité. 

Sur la page Facebook de La Tribune, plusieurs ont affirmé avoir vécu cette microrafale. « 45 km sur l’autoroute 10 à la queue leu leu avec les clignotants d’urgence. Juste avant d’aller prendre la 10, je me suis vue dans l’obligation d’arrêter sur un petit chemin, car il y avait trop de vent. On n’y voyait rien. On aurait pu penser être dans un lave-auto », a écrit Lynda Gilbert sous une publication du journal. 

« On manque d’électricité depuis 2 h 15 à Waterville », a pour sa part affirmé Jean-François Gauthier. 

Ni le Service de police de Sherbrooke ni la Sûreté du Québec n’ont reçu d’appels en lien avec cet événement.

Vers 22h lundi, Hydro-Québec rapportait encore plus de 2600 clients privés d’électricité en Estrie.