Elton John (droite) et Eminem

La liste: les duos improbables

Stan (2001), Eminem et Elton John 

En 2001, Eminem avait fait le plein de nominations au gala des Grammy avec son album The Marshall Mathers LP. Alors que certains des propos tenus dans ses chansons avaient été jugés homophobes et sexistes, le rappeur a répondu à la controverse pendant la cérémonie en partageant les planches avec Elton John le temps du succès Stan. Geneviève Bouchard

I’ll Be Seing You (2000), Françoise Hardy et Iggy Pop

Difficile de trouver duo plus dépareillé que celui formé de Françoise Hardy et du «parrain du punk», Iggy Pop, pour la reprise de I’ll Be Seing You, parue sur l’album Clair obscur (2000). Au final, cette pièce de jazz, composée en 1938 et popularisée au fil des décennies par Billie Holliday, Frank Sinatra et Tony Bennett, a connu un nouveau souffle avec l’agencement de ces deux voix qui, contre toute attente, étaient faites pour s’entendre. Envoûtant et magique.  Normand Provencher

Lulu (2011), Metallica et Lou Reed

La collaboration a suscité bien de la curiosité : le prince des ténèbres qui s’allie aux rois du metal! Mais cet album d’un ennui mortel, plombé par des longueurs et des voix qui se marient mal frise le ridicule. Une fausse bonne idée...  Éric Moreault

Walk this Way (1986), Aerosmith et Run-DMC

Les rockeurs d’Aerosmith et les rappeurs de Run-DMC ont défoncé un mur (littéralement dans un vidéoclip qui a marqué l’imaginaire) en 1986 en revisitant ensemble la chanson Walk This Way. Si les métissages de ce type sont plus fréquents de nos jours, celui-ci peut revendiquer le titre de pionnier.  Geneviève Bouchard

Le téléphone pleure (1974), Claude François et Frédérique Barkoff

Avec la chanson «rose nanane» Le téléphone pleure, qui relate une conversation entre un père divorcé et sa fillette qui ne l’a jamais connu, Claude François a fait pleurer dans les chaumières en 1974. «Tu nous aimes? Mais j’t’ai jamais vu...» L’enfant choisie pour lui donner la réplique, Frédérique Barkoff, cinq ans, était la fille de son comptable. La quintessence du kitsch.
Normand Provencher