Régis Labeaume estime que le français n'est pas assez protégé par les gouvernements.

La langue française pas assez protégée au Québec, selon Labeaume

«Le français n’est plus un thème politique majeur» au Québec, a déploré Régis Labeaume en marge du 50e anniversaire de l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), d’après des propos recueillis par Radio-Canada au Centre des Congrès de Québec.

Selon le maire de Québec, le français n’est pas assez protégé par les gouvernements. «On remet en question de plus en plus le français comme langue publique. Il y a une espèce de mouvement qui m’inquiète un peu, qui veut que le bilinguisme devienne, entre guillemets, institutionnel», a-t-il spécifié.

M. Labeaume demande aux gouvernements de «valoriser le français dans tout l’espace public au Québec comme langue officielle».

«Lorsqu’on ne s’est pas occupé du français au Québec, il y a eu un ressac. Ça ne se passe pas toujours bien. Quand tu vois des zigotos comme les gens de La Meute, c’est un ressac, ça. On ne veut pas ça», a-t-il dénoncé.

Le maire de Québec s’en est pris également à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il accuse l’organisme de «party de dignitaires» et de «piste d’atterrissage pour les politiciens en fin de carrière». 

«Ça fait 10 ans que je suis maire. Ça fait 10 ans que je m’investis dans la Francophonie et je n’ai pas encore compris ce que ça nous donnait. On dirait qu’ils ne se rappellent pas que nous les francophones [en Amérique], tous les jours, on doit se battre pour défendre notre langue et notre culture», a-t-il martelé à quelques jours du Sommet de la Francophonie, qui aura lieu en Arménie.