Bien qu’elle fabrique ses produits cosmétiques depuis plusieurs années, ce n’est que tout récemment que Monique Bélisle a décidé d’ouvrir une boutique à son atelier de la rue Bruce, à Dunham.

La Fabrique artisanale: l’appel de la nature

Monique Bélisle a gagné son pari en troquant la vie urbaine pour le caractère paisible de la campagne. Désormais installée à Dunham, la dame vit de sa passion pour la fabrication de produits cosmétiques, un intérêt qu’elle souhaite transmettre à autrui. Depuis deux semaines, les portes de son atelier-­boutique La Fabrique artisanale sont désormais ouvertes au public.

C’est à la suite d’une épreuve que la dame, établie à Longueuil depuis toujours, a tout remis en question. « Je me suis demandé si j’étais là où je voulais et ce que je voulais faire du reste de ma vie », explique-t-elle quant à sa prise de conscience.

C’est donc en 2015 qu’elle et son conjoint ont acquis leur propriété de la rue Bruce pour y couler des jours plus tranquilles. Une partie de la famille, c’est-à-dire le couple et leurs trois enfants plus jeunes, s’y installe l’année suivante tandis que les deux aînées de la fratrie demeurent sur la rive sud de la métropole. 

En 2018, Mme Bélisle quitte l’emploi qu’elle occupait depuis 16 ans, au siège social de Rona, pour vivre de son art : la fabrication de produits pour le corps et pour le bain.

« Le travail de bureau ne me tentait plus, raconte la principale intéressée. Je faisais déjà des savons, des crèmes et des bombes de bain qu’il m’arrivait de vendre à des collègues. C’est quelque chose que j’aime beaucoup faire. J’aime aussi beaucoup les odeurs. »

Le plaisir de créer   

C’est ainsi que, petit à petit, la Dunhamienne d’adoption s’est mise à vendre ses produits en ligne. 

Parfois, des passants s’arrêtaient à l’atelier et, séduits, repartaient avec un ou plusieurs produits.

Ce n’est toutefois que tout récemment que Mme Bélisle a décidé d’ouvrir sa boutique il y a environ deux semaines, du jeudi au dimanche.

Ce fut l’occasion pour elle de mettre à profit son côté créatif, puisque la propriétaire a fabriqué elle-même tout le décor de sa boutique et ses présentoirs. 

« J’aime créer quelque chose de mes mains, affirme-t-elle. En fait, c’est ce que j’aime de développer mes produits. »

Au fil du temps, Monique Bélisle a garni sa gamme de produits, si bien qu’on retrouve maintenant sur les tablettes de sa boutique des savons, bombes de bain, baumes à lèvres, ou même sa fameuse poudre à bulles pour les enfants, qu’elle rebaptise « poudre de lutin » ou « poussière de fée ».

La dame caresse l’ambition que ses produits soient un jour distribués dans certaines boutiques de la région, voire offerts dans des hôtels ou des établissements d’hébergement.

En plus de produits cosmétiques naturels faits sur place, la boutique du 214, rue Bruce propose de nombreux ingrédients de base, dont plusieurs en vrac, pour concocter ses propres produits.

Et si l’espace le permet un jour, Mme Bélisle aimerait offrir des ateliers de formation et de perfectionnement pour ceux qui souhaiteraient s’initier à la fabrication de produits cosmétiques. 

« Je voudrais partager ma passion et aider d’autres personnes à la découvrir, confie-t-elle. C’est tellement le fun ! »

« C’est relativement simple à faire. Quand tu commences, par contre, tu dois bien t’équiper. Il y a aussi des règles de sécurité à respecter. Sinon, c’est comme faire de la cuisine, il y a une recette à suivre ! » ajoute-t-elle.

On trouve également du miel, que Monique Bélisle aromatise­ avec des fleurs ou des fruits séchés, à la Fabrique artisanale.

Offrande des abeilles

La migration de Mme Bélisle à Dunham lui a aussi permis de se découvrir un autre intérêt : l’apiculture. 

« En emménageant ici, je savais que je voulais une ruche. J’ai donc été suivre une formation en apiculture à l’ITA de Saint--Hyacinthe », explique-t-elle.

On trouve donc également du miel à la Fabrique artisanale, mais pas n’importe lequel. Il s’agit de miel produit sur place par les dizaines de milliers d’abeilles qui travaillent d’arrache-pied dans l’une des 14 ruches de la propriété, que Mme Bélisle aromatise ensuite avec des fleurs ou des fruits séchés.

La propriété familiale étant dotée d’un grand terrain, il y a de l’espace pour grandir, mais aussi pour rêver. 

Sans que cela ne soit planifié ou concret pour l’instant, Mme Bélisle parle d’y planter un jour des arbres fruitiers, d’y avoir un potager ou pourquoi pas d’y élever de petits animaux. 

Une chose est sûre, les possibilités sont infinies. Et c’est ce qui plait à Monique Bélisle.

« Ici, c’est la place idéale, souligne--t-elle. J’ai trouvé la paix d’esprit ici. »