Julie Boulet
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Julie Boulet appuie Alexandre Cusson

Trois-Rivières — «Ça prend un programme avec quelqu’un qui a une vision et qui est capable d’écouter les citoyens. On a trois ans devant nous pour reconstruire le parti et le meilleur candidat pour faire ce travail, c’est Alexandre.»

Pour Julie Boulet, il est clair que le Parti libéral du Québec doit être mené par Alexandre Cusson. L’ancienne ministre libérale a annoncé, jeudi, qu’elle appuie le maire de Drummondville dans son désir de devenir le chef de cette formation politique, lui qui est de la course avec Dominique Anglade.

Mme Boulet a déjeuné avec M. Cusson jeudi matin. Selon elle, son candidat a la capacité de mettre en place des façons de faire permettant aux régions de se développer.

«On a jasé de sa candidature, de sa vision du travail à faire au cours des prochaines semaines et des prochains mois, comment mobiliser les gens. Je le connais bien. Il est intelligent, rassembleur, consensuel. Il est capable de mettre en place des solutions innovantes qui reflètent les besoins de la métropole et aussi des régions. C’est un gars capable de plaider pour les régions. Je lui fais confiance comme leader.»

Avant de quitter la vie politique, Julie Boulet a siégé au conseil des ministres du gouvernement Couillard en compagnie de Dominique Anglade. Elle aurait pu lui accorder son appui, mais elle préfère Alexandre Cusson dans le siège du conducteur d’un parti qui a du pain sur la planche pour regagner la sympathie des électeurs.

«C’est une question d’affinités. Je les connais bien. C’est une question d’approche de faire les choses. En terme de représentation régionale, M. Cusson a un meilleur portrait des besoins des régions. Il y a un travail à faire, car actuellement, le Parti libéral du Québec est le parti des Montréalais. Il faut récupérer les gens des régions et recréer le lien de confiance. Et c’est faisable. Le Parti libéral du Québec a toujours existé, c’est pas demain qu’il va s’éteindre. Le message (de la dernière élection) a été clair: il y a une brisure en termes de communication et de confiance. Il faut reconstruire le parti, c’est clair. C’est du travail de longue haleine, ce sera un marathon, mais il faut s’atteler à la tâche.»

Julie Boulet ne joint pas l’organisation de la campagne d’Alexandre Cusson. Mais si ce dernier a besoin d’elle, Mme Boulet assure qu’elle l’accompagnera avec plaisir lors d’événements publics et qu’elle mettra à son profit son réseau de contacts.

Mme Boulet est la seule ancienne députée de la région à appuyer publiquement Alexandre Cusson. Pierre Giguère, ex-député de Saint-Maurice, a annoncé depuis longtemps qu’il était dans le camp de Dominique Anglade. L’ex-député de Maskinongé, Marc H. Plante, a dévoilé en novembre qu’il appuyait non seulement Mme Anglade, mais qu’il joignait son équipe de campagne comme directeur de l’est du Québec.

Jean-Denis Girard, ancien député de Trois-Rivières, et Pierre-Michel Auger, ex-député de Champlain, ne prennent pas position publiquement.

Parlant d’anciens porte-couleurs du PLQ, certains viennent d’annoncer qu’ils appuient la candidature de Dominique Anglade à la direction du parti. Il s’agit entre autres de Jean-Paul Diamond, député de Maskinongé de 2008 à 2014, et de Marie-Claude Durand, candidate dans la circonscription de Nicolet-Bécancour à l’élection de 2018.