Investissement de 41 M $ au Zoo de Granby

Le Zoo de Granby se projette dans le futur, avec l’aide du gouvernement du Québec. Avec de nouveaux habitats, de nouvelles espèces, une accessibilité améliorée et l’agrandissement du pavillon d’éducation et de recherche sur la biodiversité, la première phase du plan de développement 2018-2030 nécessitera des investissements importants de 41 M $ et verra la réalisation de neuf projets majeurs en cinq ans.

La ministre québécoise du Tourisme, Julie Boulet, a annoncé vendredi une aide gouvernementale de 18 M $ pour appuyer la réalisation du plan qui permettra à terme la création de 40 emplois supplémentaires et l’accueil de 965 000 visiteurs annuels. Le Zoo assumera 23 M $ des investissements requis.

« [Le Zoo de Granby] est parmi les trois à cinq attraits les plus importants au Québec, tenait à souligner la ministre Boulet. Pour moi, c’est important de soutenir ces initiatives-là parce qu’elles créent de la richesse dans les régions, parce qu’elles créent des emplois et des retombées économiques et parce que le tourisme de nature et d’aventure est en pleine expansion partout sur la planète. Si on veut demeurer parmi les meilleurs, on a l’obligation de se démarquer, d’innover, de se renouveler. »

Mme Boulet raconte avoir plaidé pour le dossier de la Société zoologique pour que la première des trois phases du plan soit acceptée. « Je pense que, pour offrir une expérience hors du commun, une expérience exceptionnelle, ce produit d’appel là pour le Québec est vraiment une force majeure. »

Projet phare

Projet phare pour l’organisme à but non lucratif, l’agrandissement et la modernisation du pavillon d’éducation et de recherche sur la biodiversité permettront la mise en valeur de la mission du Zoo avec l’ajout d’espaces pour l’éducation, la conservation et la recherche. 

Des étudiants universitaires à la maîtrise et au doctorat s’y installeront pour mener à bien leurs travaux. 

« On a déjà des partenariats avec l’Université Concordia et l’Université de Sherbrooke, indique Paul Gosselin­, directeur général du Zoo de Granby. Il y a des gens qui viennent faire des projets de maîtrise, des biologistes, il y a des jeunes qui étudient en santé animalière. On [fait équipe] avec eux pour faire des projets en recherche pratique. »

Par exemple, le comportement des animaux en milieu de captivité sera étudié pour pouvoir améliorer les processus de garde et les milieux de garde. « Les projets de maîtrise [et de doctorat] vont être orientés sur les besoins du Zoo et, donc, on va pouvoir en profiter pour les mettre en pratique avec les gardiens. »

Ce projet est estimé à 12,2 M $. « Ça va être un pavillon signature et à la hauteur de la notoriété scientifique que le Zoo est en train de se bâtir à l’international », ajoute M. Gosselin.

La croissance des investissements en conservation est estimée à 164 %.

Paul Gosselin, directeur général du Zoo de Granby, a détaillé le plan de développement des cinq prochaines années du parc zoologique bien connu.

Plus d’animaux l’hiver

Le Zoo de Granby mise sur les quatre saisons pour attirer des centaines de milliers de visiteurs supplémentaires. Il souhaite augmenter l’achalandage de la saison hivernale de 120 %.

De nouveaux habitats seront créés pour l’hiver afin de rehausser l’expérience client. L’ensemble de ces améliorations totalise 13,4 M $ et concerne les habitats des lions et des rhinocéros pour les saisons 2019 et 2020.

L’espace des hippopotames sera également modernisé, tout comme le pavillon des soins animaliers. 

Les dholes et les saros s’ajouteront en 2021 à la collection animale et leur espace se situera dans la section dédiée à l’Asie. 

L’habitat des chameaux et des yacks sera amélioré et agrandi en 2022 et de nouveaux colocataires s’ajouteront. 

Techno et accessibilité

Le premier des neuf projets à être réalisé sera l’ajout de nouveaux espaces adaptés aux clientèles corporatives en 2019.

Puis, déjà bien présente, la technologie prendra plus de place dans les installations, mais aussi auprès de la clientèle. Il n’y a qu’à penser au parc Dinozoo et à Noctambule.

« Quand on parle de réalité augmentée, dans certains cas ça va pouvoir être des espèces qu’on n’a pas au Zoo ou qu’on ne peut pas accueillir, mais qu’on va quand même pouvoir montrer avec la réalité virtuelle », renchérit M. Gosselin. 

Il donne en exemple les bélugas qu’on ne peut observer dans un zoo, mais qu’on pourra voir grâce à la technologie, ce qui pourra mener à de l’éducation et à de la sensibilisation sur l’espèce.

L’accessibilité fait aussi partie des préoccupations du Zoo de Granby. Avec le nombre d’abonnements qui grimpe en flèche — de 5000 à 40 000 en trois ans —, l’organisation compte accueillir les membres plus rapidement. 

Un comité formé par le Zoo, la Ville, le ministère des Transports du Québec et le Service de police de Granby se penche d’ailleurs sur les problématiques reliées à la circulation.

Il ne faut pas oublier le parc des manèges, qui fera l’objet d’une grande réfection en 2022 au coût de 4 M $. La technologie y aura une grande place.

Au terme de ces neuf projets, les revenus devraient croître, passant de 25 M $ à 33,5 M $.