L’arrivée d’Internet à haut débit dans les régions mal desservies va s’accélérer au cours des prochains mois.
L’arrivée d’Internet à haut débit dans les régions mal desservies va s’accélérer au cours des prochains mois.

Internet haut débit: 4800 foyers de plus d’ici 2022

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
L’arrivée d’Internet à haut débit dans les régions mal desservies va s’accélérer au cours des prochains mois. Québec annonce que 60000 foyers québécois auront accès à ce type de service, dont 4800 en Estrie.

Pour accélérer le raccordement de tous ces foyers, commerces et entreprises, Québec a décidé de bonifier l’enveloppe initiale de 100 M $ pour la porter à 150 M $. Au total, 11 régions sont visées par ces améliorations, parmi lesquelles on retrouve la Capitale-Nationale, le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay Lac-Saint-Jean, la Mauricie, la Montérégie et le Centre-du-Québec.

En négociant cette entente avec les géants des télécommunications, le ministre Fitzgibbon a dit vouloir s’assurer de pouvoir « remplir le gruyère » dans le cas des foyers qui se retrouvent dans « un trou » par rapport à leurs voisins.

Le ministre de l’Économie et de l’Innnovation a fait cette annonce jeudi, à Magog, en compagnie du député d’Orford, Gilles Bélanger, chargé du dossier Internet haute vitesse au sein du gouvernement.

Ce dernier en a d’ailleurs profité pour rappeler les disparités qui existent entre les grands centres urbains et le milieu rurale, à un moment où la Covid-19 va accélérer le télétravail, les téléconsultations et les services en ligne qui nécessitent une connexion à haut débit.

En 2018, a-t-il souligné, plus de 90% des ménages québécois avaient accès à Internet haut débit. « Par contre, en région rurale, comme Memphrémagog, on tombe à 59,2% », a souligné le député d’Orford.

Selon le ministre Fitzgibbon, les travaux de raccordement doivent commencer sous peu afin que les 60 000 foyers québécois visés par cet appel de projets soient raccordés au plus tard en juin 2022. Un échéancier qui réjouit le maire de Sainte-Catherine-de-Hatley, Jacques Demers, qui milite depuis des années en faveur d’un plus grand accès à Internet haut débit en milieu rural.

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a choisi Magog pour annoncer un investissement de 150 M $ dans le déploiement d’Internet haut débit dans plus de 60 000 foyers du Québec d’ici 2022. Il était accompagné du député d’Orford, Gilles Bélanger, chargé du déploiement d’Internet haute vitesse au sein du gouvernement Legault.

« J’ai hâte de voir ce que ça va donner sur le terrain, mais c’’est exactement ce qu’on demandait depuis le début, a rappelé celui qui est aussi président de la Fédération des municipalités du Québec. On comprend qu’il peut rester des choses à faire, mais si ça nous permet de dire à tout notre monde que le financement est attaché, qu’on va l’avoir en 2022, c’est tant mieux. »

En Estrie, Vidéotron Bell et Cogéco sont les principaux joueurs qui ont été retenus dans le cadre de l’appel à projets.

« C’est le premier volet d’un plan de déploiement. Ce qu’on veut, c’est que tous les foyers, les entreprises et les organismes situés un peu partout au Québec puissent avoir accès à des services Internet haut débit», a précisé le ministre Fitzgibbon.

Selon lui, l’arrivée d’internet haut débit en milieu rural ne devrait pas coûter plus cher qu’en milieu urbain. Au cours des prochaines années, l’accès à Internet haut débit sera rendu plus facile, notamment grâce aux services par satellites.

Une table de coordination réunissant Bell Canada, Télébec, Hydro-Québec et le ministère de l’Économie et de l’Innovation a été formée pour accélérer l’accès aux infrastructures. Québec entend travailler en collaboration avec le CRTC afin de coordonner efficacement les investissements dans les régions mal desservies.

« Il nous reste encore des choses à négocier pour que la couverture soit vraiment complète, a reconnu M. Fitzgibbon. C’est un début. On est parti à 100 millions, aujourd’hui on ajoute 50 millions. S’il faut ajouter 20 millions, on le fera. Ce qu’on veut, c’est que l’ensemble du territoire soit couvert. »