Stéphane Leduc, propriétaire de la ferme Stelu à Sainte-Anne-de-la-Pérade, a perdu une trentaine de vaches dans un incendie survenu mardi après-midi.
Stéphane Leduc, propriétaire de la ferme Stelu à Sainte-Anne-de-la-Pérade, a perdu une trentaine de vaches dans un incendie survenu mardi après-midi.

Incendie dans une ferme à Sainte-Anne-de-la-Pérade: «Je n’ai rien pu faire»

SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE — «Les bêtes étaient dans leur parc, à l’intérieur du bâtiment. Je n’ai rien pu faire.»

Mardi après-midi, Stéphane Leduc, propriétaire de la ferme Stelu, de Sainte-Anne-de-la-Pérade, a perdu près du tiers de son troupeau de vaches dans un violent incendie. Alors qu’il venait de retourner à sa résidence située à côté de la ferme pour dîner, l’incendie s’est déclaré dans le bâtiment qui abritait la «relève» de ses vaches laitières.

«Ç’a été fulgurant. Je cours assez vite dans la vie, mais le temps que j’arrive, tout le deuxième étage était en feu», raconte M. Leduc.

Selon M. Leduc, le bâtiment était en bois et contenait un peu de paille. Avec le vent qui soufflait mardi après-midi et la chaleur de l’été, tous les éléments étaient réunis pour que le feu prenne vite.

Des pompiers de Saint-Stanislas, Batiscan, Sainte-Geneviève-de-Batiscan et de Deschambault-Grondines ont prêté main-forte à leurs confrères de Sainte-Anne-de-la-Pérade. En tout, une quarantaine de pompiers se sont rendus sur place. Ils n’ont pas pu sauver le bâtiment ni les bêtes qui s’y trouvaient.

«La chaleur du feu était tellement intense, c’était impensable d’aller dans le bâtiment pour sauver les bêtes. On n’a rien pu faire», confirme M. Leduc.

La construction du bâtiment détruit par l’incendie remonte aux années 50. Par chance, celui situé juste en arrière (en rouge et blanc), construit en 2015, a été relativement épargné.

Voisins en renfort

Quelques bêtes ont réussi à sortir d’elles-mêmes du bâtiment, par un miracle que l’agriculteur ne s’explique pas. Ce dernier a par ailleurs pu compter sur l’aide de ses voisins pour empêcher que les animaux rescapés et ceux qui se trouvaient dans le champ reviennent vers le bâtiment en flammes.

«Ça a pris une armée de monde pour les contenir», relate M. Leduc.

Un vétérinaire était d’ailleurs sur place lors du passage du Nouvelliste, mercredi avant-midi, pour vérifier l’état de santé des vaches rescapées.

S’il déplore la perte de ses bêtes, le producteur agricole se console de savoir qu’aucun de ses employés n’a été blessé lors de l’incendie. Par chance également, ses enfants n’étaient pas sur la ferme lorsque le feu s’est déclaré.

Sur le plan matériel, M. Leduc se compte également chanceux que le feu ne se soit pas propagé à d’autres de ses bâtiments. La bâtisse qui abrite sa fosse à purin a été touchée par les flammes, mais les pompiers ont réussi à la protéger des flammes. Il en va de même pour le bâtiment où se fait la traite des vaches. Seul le coin du bâtiment a été touché.

«Le vent soufflait dans l’autre sens, ça a aidé. Et puis il faut dire que les pompiers ont vraiment bien fait leur job, on peut les féliciter», souligne l’agriculteur.

Les pompiers sont d’ailleurs demeurés sur place de nombreuses heures, presque jusqu’à la tombée de la nuit, afin de s’assurer que le feu ne risquait pas de redémarrer.

Le Nouvelliste n’a pas réussi à rejoindre le service de sécurité incendie de Sainte-Anne-de-la-Pérade, mercredi, pour connaître les causes de l’incendie. La Sûreté du Québec (SQ) indique cependant ne pas avoir été appelée pour enquêter, ce qui exclut à priorité un geste criminel.