Plus de 3000 mètres cubes de pneus auraient été brûlés.

Incendie à Beauceville: la qualité de l'air jugée sans danger [VIDÉO + PHOTOS]

Un incendie dans des débris de pneus hors d’usage a éclaté samedi soir vers 22h30 à Beauceville, en Beauce, dans deux îlots de pneus près de l’entreprise Royal Mat, sur la 181e Rue. Après avoir combattu l’incendie toute la nuit, les pompiers de Beauceville et d’autres municipalités, venus en renfort, avaient la situation sous contrôle, dimanche en fin de matinée.

Urgence-Environnement et le laboratoire mobile TAGA, analyseur de gaz atmosphériques, ont été dépêchés sur place. «Les secours ont déposé de la terre pour étouffer l’incendie. Il n’y a pas d’émanation toxique. La Direction de la santé publique de la Chaudière-Appalaches a étudié les résultats des données captées par le TAGA. Elle confirme que le niveau de contaminants observé dans le panache de fumée est similaire à celui d’un épisode de smog dans une grande ville», a expliqué le porte-parole de la Sécurité publique, Éric Drolet.

Aucune évacuation des résidents n’a été ordonnée, mais les services d’urgence leur ont demandé de couper leur système de ventilation pour ne pas être «incommodés par les odeurs». «Les gens peuvent suivre les pages Facebook de Beauceville et d’Urgence Québec pour savoir quand ils pourront réutiliser leur système de ventilation. 

Un immense panache de fumée a surplombé la ville, mais le vent a tourné, poussant la fumée vers l’extérieur de la ville, dimanche matin. 

Deux îlots correspondant à un total de plus de 3000 mètres cubes de pneus ont été la proie des flammes, a déclaré le directeur général de la municipalité, Félix Nunez.

Incendie criminel?

L’hypothèse d’un incendie criminel sera notamment étudiée. La Sûreté du Québec a été chargée de l’enquête. «Des pneus, ça ne prend pas en feu aussi facilement, surtout en hiver», a mentionné le directeur de la Ville.

L’entreprise Royal Mat est bien connue des services d’incendies de Beauceville, qui s’y déplacent de deux à trois fois par année pour des incendies. Le nombre de ces visites a grandement diminué, selon M. Nunez, en raison de l’installation de murs coupe-feu entre les îlots de pneus.

«Le problème, c’est qu’en hiver et à la fin de l’automne, ils récupèrent beaucoup de pneus via Recyc-Québec et ils ont de la difficulté à le gérer, a expliqué M. Nunez. Ça fait en sorte que les îlots communiquent et le feu se répand entre les îlots et ça devient difficile pour les services d’incendie.»

C’est selon lui, pour cette raison que le feu s’est propagé à un deuxième îlot samedi soir. Cet incendie est néanmoins «de loin le plus gros» de l’histoire de l’entreprise, qui a pignon sur rue à Beauceville depuis au moins un quart de siècle.  Avec La Presse canadienne