L'hôtel de ville de Québec

Hôtel de Ville ouvert pendant le G7: les fonctionnaires à risque, selon leur syndicat

Les fonctionnaires municipaux de Québec estiment que la Ville les met à risque en refusant de fermer ses bureaux de la Haute-Ville pendant les manifestations du G7.

«Après avoir fortement conseillé aux commerçants de barricader et de protéger leur commerce […], la Ville de Québec a décidé de ne pas fermer ses bureaux susceptibles d’être la cible de manifestants et donc d’exposer ses propres employés au chaos potentiel appréhendé par les autorités elles-mêmes», dénonce le Syndicat des fonctionnaires municipaux de la Ville de Québec dans un communiqué.

Pourtant, souligne-t-il, nombre d’institutions publiques et privées «n’ont pas lésiné et attendu que la situation dégénère autour du Vieux-Québec avant d’annoncer leur fermeture».

«Nos employés travaillent entre autres à l’Hôtel de Ville et à l’Édifice Price, qui, je le rappelle, est la résidence du premier ministre du Québec, des lieux tout à fait susceptibles d’être ciblés», mentionne le président du Syndicat, Réal Pleau, qui ne demande pas de fermer tous les bureaux de la Ville, mais bien seulement ceux qui sont situés dans les zones à risque.

Réal Pleau déplore que la Ville renvoie la responsabilité à ses employés en leur demandant de prendre eux-mêmes la décision d’entrer ou non au travail et en leur permettant de prendre une journée à leurs frais. «Je n’ai jamais vu ça. On expose nos employés aux risques et, en plus, on leur demande de puiser dans leur banque de temps pour les éloigner du risque», dénonce M. Pleau.